Histoires pornographiques Valentine Abé Lectures de LilibaUne lecture qui convient parfaitement au Challenge Le premier mardi c'est permis, à retrouver chez Stéphie.

Le premier mardi, c'est permis Stephie

 

Ces nouvelles sont des histoires que Valentine Abé écrit pour son amant, dans laquelle est met en scène des amis, mais aussi des inconnus, des couples ou des personnes seules. Comme le titre l’indique, nous allons droit au but, pas de préliminaires ni de paroles superflues, ce qu’il faut ici, c’est du sexe cru, souvent violent.

A deux, trois, ou même plus, en adultes consentants (mais pas toujours), les positions s’enchainent, mais rien ne change. J’avoue ne pas avoir lu ce bouquin en entier, saturée au bout de quelques récits par le « réalisme » de la chose, et surtout par ce qui pour moi ne fut au bout d’un certain temps que répétition. Les femmes sont des grosses chaudasses attendant d’être avilies par les hommes, on pratique l’échangisme et la sodomie à tour de bras (ou plutôt à tour de queue !), les lieux et les personnages changent, certes, mais bon, dit vulgairement, un trou est un trou et rien de neuf sous le soleil… que ce soit dans un café, sur un lit, dans une voiture ou dans les bois.

Je n’ai pas vraiment été choquée (il m’en faut plus, vous commencez à me connaître, fidèles lecteurs !), mais surtout dégoutée. A quoi bon ? Je ne vois pas l’intérêt d’une telle lecture, qui pour moi ne me procure pas une once de titillement érotique, ne vient pas chatouiller ma libido ni réveiller mes pulsions certes un peu endormies par 15 ans de mariage. J’ai simplement été rebutée par la nouvelle mettant en scène un enfant face à une femme qui lui fait une turlute… Que des adultes s’amusent, ok, mais qu’on fasse intervenir les enfants, là, blocage ! Viol, inceste et pédophilie sont des territoires sur lesquels il est dangereux de s’aventurer, ne serait-ce qu’en écriture, et même ma plutôt grande ouverture d’esprit n’a pas su résister.

L’ensemble m’a semblé pervers et dévoyé, et j’ai trouvé que l’écriture était délibérément crue pour faire réagir. On se croirait devant un porno de Canal +, mais un porno bas de gamme, plus crade qu’autre chose. Bien sûr, la pornographie et l’obscénité vont de pair et j’étais prévenue par le titre, mais nager ainsi dans le foutre pendant la lecture de tout un roman est plutôt désagréable. Lubricité, mensonges, violences allant jusqu’au viol, toutes les bassesses des humains sont étalées sur ces quelques pages. C’est parfois crédible et puis ça devient risible du fait de l’accumulation. Bien évidemment, ces textes sont fait pour provoquer, faire réagir, mais je persiste et signe : mieux vaut moins de détails techniques et un peu d’enrobage pour donner envie que ces acrobaties minutées et peu ragoutantes qui m'ont donné envie d'aller prendre une bonne douche ! Je ne suis pas capable de dire si ce livre est un bon livre dans le genre, n’ayant pas vraiment ce type de littérature sur ma table de nuit, mais en tout cas, je sais que ça n’est définitivement pas fait pour moi !

Je plains également celles et ceux qui portent en eux de tels fantasmes...

Donc, une lecture que je ne vous conseille pas, à moins d'avoir vraiment envie de découvrir ce genre de littérature...

 

Un livre lu par Lasardine. On en parle aussi chez Les agents littéraires.

Challenge amoureux 2012