Les lectures de Lili... Et un peu de ma vie aussi...

18 mai 2011

Béa de Capri à Carnon - Paul VILLACH

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Vous commencez à me connaître (ou sinon vous le découvrirez très vite !), j'aime bien quand il y a polémique et je suis souvent tentée de lire les livres que vous descendez en flèche, juste pour me faire ma propre opinion... Et aussi parce que l'exercice intellectuel de chroniquer un bouquin qu'on n'a pas du tout aimé me parait extrêmement intéressant. Je ne me permets pas en effet de juste dire "ce roman est nul", même si je le pense, mais m'efforce d'étayer mon jugement. Et c'est d'autant plus difficile d'y arriver quand le livre vous a été offert par l'auteur himself, comme c'est le cas ici...

 

Résumé de l'éditeur:

Non, jamais leur entourage n'aurait parié qu'ils pussent un jour se rencontrer : un homme et une femme se croisent pourtant et tombent follement amoureux l'un de l'autre.

Vont-ils pouvoir préserver le sanctuaire de leur amour d'interférences familiales, amicales et professionnelles pour vivre une expérience érotique d'une rare intensité ?

Celle-ci commence par hasard à Capri, mais pas selon le cliché que cette île fait naître à l'esprit.

La jeune femme s'appelle Béa. Et le voyage qu'ils entreprennent est "le voyage des béatitudes".

Que leur réserve Carnon, un petit port de plaisance sans charme à deux pas de Montpellier ?

C'est l'amant qui raconte, sans euphémisme ni litote, ni tige de jade ni vallée de cinabre. Certains crieront à l'indécence.

Dans son incandescence, l'érotisme a-t-il à se préoccuper de savoir s'il franchit ou non les bornes de l'indécence, puisqu'il est la mesure de la décence même ?

Sous les grands vents qui emportent des êtres éphémères par milliards, les fouettent et les poussent à s'unir pour atteindre, par générations perpétuellement renouvelées, à l'immortalité de l'espèce humaine, l'érotisme est la seule oasis où se retrancher qu'un homme et une femme, promis à la mort, puissent s'inventer pour voler et goûter un court moment d'éternité .

Voilà donc un roman - car l'auteur insiste bien sur le fait que cet écrit n'est en rien autobiographique - qui est, ou se veut être un hommage à Béa, l'héroïne. Si l'auteur nous permet de voyager à travers l'Europe et notamment en Italie et nous offre quelques pages sympathiques de descriptions des paysages et villes traversées par le couple, mon intérêt s'est malheureusement trouvé vite limité par cette histoire qui à mon goût tourne en rond et surtout par le style et les insertions "érotiques".

J'ai déjà lu à plusieurs reprises des ouvrages érotiques, j'ai même lu des ouvrages carrément cochons, mais là, nous sommes dans une sorte de mix entre les deux assez dérangeante. L'érotisme, pour moi, c'est affrioler, attirer, titiller, dire et montrer juste ce qu'il faut sans toutefois tout dévoiler. L'érotisme, c'est donner envie de, exiter. Il doit être emprunt de pudeur, de beauté, de douceur. En un mot, l'érotisme n'a rien à voir avec le sexe cru et le langage érotique ne doit pas être un langage descriptif direct. On tombe alors, selon moi, dans la pornographie. Qui ne me choque pas en tant que telle, si je suis avertie d'avance que c'est ce que je vais rencontrer...

Ici, c'est assez clair dès le départ. En effet, la passion qui naît, alors qu'ils n'auraient jamais dû se rencontrer ni s'aimer, entre les deux amants semble être pour grande part dûe à leur attirance sexuelle : "Pourquoi ce dîner italien, pourquoi cet abandon amoureux, cette fureur inassouvie, cette fusion de nos êtres ? - J'en ai pris mon parti ! Que ça dure le temps que ça dure ! Mais sache que je n'ai jamais autant joui qu'avec toi."

Bien sûr, amour et couple sont indissociables du sexe et se complètent, mais je ne vois pas l'intérêt de décrire des scènes d'amour crûment alors qu'il y a tant et tant de belles façons d'exprimer l'amour. Peut-être suis-je restée trop romantique... mais certains passages font plus penser à un cours de biologie avancé qu'à un livre censé être érotique... Et puis je viens de lire le dernier Deghelt, qui écrit si merveilleusement l'amour que toute comparaison est impossible...

L'auteur passe étrangement d'un passage très cru à un lyrisme qui souvent m'a fait éclater de rire ; sonnez trompettes et clairons ! le style est si pompier qu'il en devient totalement indigeste, mais tellement indigeste qu'il en devient drôle... Les métaphores s'accumulent, des images pour le moins déconcertantes sont utilisées : "les seins pomme" qu'on retrouve tout au long du roman ou bien "l'as de coeur renversé de ses fesses dodues", le "vestibule de Béa si proche de son alcôve",  mais aussi "la queue" du narrateur que Béa mendie comme une vraie chaudasse dès qu'il arrive dans les parages. Bref, Béa couine quand elle jouit, elle aime la queue de son amant qu'elle réclame à grands cris "Oh que j'aime ta queue ! J'aime ta queue"...

Franchement, ça vous fait des titillous dans le creux du ventre, à vous, ce genre de récit ? Personnellement, je préfère de loin me délecter avec un bon San Antonio ou un SAS, dont le vocabulaire sera bien plus crû, mais qui auront le mérite d'avoir une vraie intrigue menée tambour battant et avec humour par un auteur talentueux...

"Elle me tend amoureusement sa vulve aux grandes lèvres applaties l'une sur l'autre. On dirait un sandwich de petits pains au lait. Elle a un préservatif à la main. Décidément elle pense toujours à tout. J'en habille vite ma queue et, sans même ôter son slip, la pénètre dans un râle mêlé au cri que lui arrache mon entrée fracassante. "Donne moi ta queue !" hurle-t-elle pour saluer sa venue, alors que déjà elle la broie, la triture, la fait aller et venir dans un balancement rapide des fesses d'avant en arrière." (page 52 si vous voulez lire la suite...)

« Elle s’offrait au plaisir sans réserve comme la façade gothique au soleil. Ses convulsions ont déclenché les miennes. Je me suis alors jeté à corps perdu dans la gloire où Béa toute vive se consumait déjà en plein soleil. »

Bref, ce voyage qui aurait pu être aussi beau que les villes traversées est devenu vite au fil des pages lourd à digérer. L'histoire d'amour ne semble pas évoluer, à part de scène de sexe en scène de sexe, j'ai eu l'impression d'être une voyeuse dans une histoire qui ne me regardait pas. Je n'ai à aucun moment ressenti les sentiments de Béa ou de son amant, tant l'intrigue, si on peut appeler cela une intrigue, ne tient que par les récits de leurs ébats sexuels.

Capri, c'est fini, c'est tout du moins ce que dit la chanson, mais ce sera ici à Carnon que tout va se terminer, et nous sommes bien heureux qu'ils n'entreprennent pas un tour complet de l'Europe. Ce couple qui semblait n'avoir que peu de mots à échanger, rien d'autre en fait que leurs muqueuses et le plaisir sexuel, se séparera de façon très abrupte. Enfin, c'est plutôt Béa qui fuit, ressentant peut-être enfin, la vacuité de leur relation (je l'espère pour elle...).

La troisième partie est très étrange et je n'ai pas bien compris ce qu'elle venait faire à la suite de ces récits d'amour et d'ébats. L'amant délaissé entame un véritable pamphlet (pour se libérer de sa rage d'avoir été évincé ?) contre le milieu professoral et l'Education Nationale. On a l'impression que l'auteur règle ses comptes et ça tombe comme un poil de cul sur la langue cheveu sur la soupe puisque le sujet n'avait qu'à peine été esquissé auparavant. On parle du parcours professionnel de Béa, dont le narrateur se fichait comme d'une guigne quand elle lui tendait ses fesses et il n'a de cesse d'accuser les "médiocres" et les "courtisants du pouvoir" et la différence socio-professionnel entre lui et son amante.

Une petite phrase aussi, qui m'a fait sourire : "Et en plus, pour couronner le tout, elle voue un culte à l'épave Johnny Halliday, ce pastiche de sous-culture américaine, qui est parti en Suisse planquer sa fortune : un disque d'or de cet inculte braillard brille comme un soleil au mur de sa salle de séjour..." On dirait que l'auteur est jaloux, vous ne trouvez pas ?

 Bref, un roman étrange et dérangeant, certes, mais certainement pas l' "oasis culturelle et érotique" promise...

Ce roman, lu en août dernier, a tout de même eu l'immense mérite de nous procurer à mon mari et à moi l'un de nos plus fabuleux fous rires depuis de longues années... Au milieu de la nuit, insomniaque comme souvent, j'ai allumé et repris ma lecture. Mon homme, réveillé lui aussi m'a demandé ce que je lisais et comme je lui répondais "un roman érotique", m'a demandé de lui en lire quelques pages... avec l'arrière pensée que cela comblerait bien agréablement notre temps d'insomnie en nous donnant de bonnes idées sur la façon la plus adéquate d'occuper la fin de la nuit... Mal nous en a pris, quelques pages ont suffit pour que nous éclations de rire à en avoir mal au ventre, tant le langage employé, la tournure des phrases, les situations nous ont semblé ridicules. Impossible de faire des câlins cette nuit-là, nous n'arrrivions pas à garder notre sérieux et le fou rire nous reprenait sans relache... Comment ne pas rire en effet en lisant ceci (prenez votre respiration) : "Non, branchés à nos prises mâle et femelle, nous sentons une plénitude sereine nous envahir dans le courant qui circule et nous emporte l'un vers l'autre. Quelques décharges par instants vérifient l'intensité du désir qui n'attend pas de s'assouvir mais de se fortifier seulement dans la promesse d'une déflagration de plaisir toujours plus puissante quand les flots accumulés rompront le barrage et submergeront dans l'allégresse la plaine de nos impatiences au-delà de toute espérance."

Ou bien : "La foudre du plaisir venait de fondre sur elle. Tordue de convulsions, les seins battants que mes mains avaient laissées poru empoigner ses fesses, elle brûlait, flamboyait d'un rire inextinguible. Sous ses coups de boutoirs frénétiques, ma queue s'est déchirée et je me suis, dans l'intime union simultanée d'un éclair et d'une déflagration, jeté avec Béa dans le brasier de son étoile."

Et bien sûr le jeu de mot final : "Tout ce que je sais, c'est qu'elle était fête pour moi."...

Si vous voulez malgré tout le lire, je vous l'offre (enfin ce qu'il en reste !) avec grand plaisir !

Editions Lacour. A noter que le roman est parti en lambeaux en cours de lecture... Les pages, mal collées, se sont toutes détachées dans la première partie du livre d'abord, puis partout ! Réflexion de mon homme : "avec toutes les cochoneries qu'il y a dedans, ça devrait pourtant coller !".

A noter aussi plusieurs grosses fautes de grammaire : accord des verbes notamment :  "j'ai voulu tout de même goûté l'eau" (page 237),qui à chaque fois que je les rencontre, me font bondir...

Un roman lu par Cynthia, Daniel , plutôt dubitatifs... et Alex , Alwenn (qui ont bien aimé).

Posté par liliba à 08:00 - J'ai lu, mais j'ai détesté - Commentaires [65] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Ton billet m'a bien fait rire ! Mais pas donné
envie de le lire

Posté par Sandrine (SD49), 18 mai 2011 à 08:39

Je suis entièrement d'accord avec toi, j'ai commencé par le feuilleter, avec Mr aussi, et sensations au ventre dues au rire et non à un quelconque émoi prometteur de bons moments...
J'ai du mal avec la mot q*eue à tour de bras !
En bref, je ne l'ai pas lu, je préfère les romans érotiques, les vrais (je dois dire que j'en ai lu peu, et tjs écrit par des femmes).

Posté par Canel, 18 mai 2011 à 08:56

Acide caproïque...

Un billet que je me réjouissais de lire... en effet, ce roman m'a laissé une impression indéniable de malaise et d'échec littéraire.
As-tu parcouru les commentaires abondants qui ont suivi mon billet de blog?

Posté par DF, 18 mai 2011 à 09:01

Mince, je suis pliée en quatre ! Si ce roman ne t'a pas donné d'émois, il t'a en tout cas donné l'inspiration d'un billet hilarant !

Posté par Manu, 18 mai 2011 à 09:03

Non merci Liliba, ton offre du livre voyageur tombe à l'eau.
Moi aussi, j'ai bien ri. Je viens de lire certains de tes passages du livre à Mister B. qui vient de dire "C'est quoi ces con..ries !" et je lui ai répondu : "C'est ma copine Liliba qui se lance dans l'écriture."
Bisousss. C'est déjà le 7 juin de Stéphie ????

Posté par Syl., 18 mai 2011 à 09:05

Il y aurait beaucoup à dire sur ce billet : j'ai ri quand le narrateur compare les lèvres à un sandwich ! Et le dernier paragraphe cité n'est pas pompeux ou ampoulé. Pour moi, c'est clairement mal écrit. Phrase trop lourde ... ça me donne envie de sortir mon stylo rouge, tiens. Et je ne vois pas ce que vient faire l'EN dans ce roman du coup ! o_O'

Posté par Leiloona, 18 mai 2011 à 09:19

Je viens de faire lire ton billet à Mr, du coup je l'ai relu très attentivement : GéNIAL !!
On a bien ri, merci !

Posté par Canel, 18 mai 2011 à 09:33

Les extraits sont top ! Vraiment, je suis fan de ce type !

Posté par Radicale, 18 mai 2011 à 09:35

Je l'avais commencé et abandonné.. sans aucun regret !

Posté par clara, 18 mai 2011 à 10:22

Ah oui alors si ça provoque des fous rires, c'est pas vraiment le but on va dire...

Posté par irrégulière, 18 mai 2011 à 11:51

Ce qui est bien avec ce genre de livres ... c'est qu'ils permettent de lire une chronique géniale.
Je ne lirai pas ce livre mais je me permets de relire ta critique ... juste pour le plaisir.
Merci !
Amitiés !

Posté par Richard, 18 mai 2011 à 12:58

Merci pour ce fou rire de la journee ! Tu n'as pas aime mais qu'est-ce que c'est bien etaye

Posté par L'Ogresse, 18 mai 2011 à 13:52

Oh que j'aime ce billet !

Posté par calypso, 18 mai 2011 à 14:11

haha ! trop marrant ! Quand Gainsbourg chante "une décharge de 6000 Volts vient de jaillir de mon pylone " dans love on the beat, ça ne sonne pas du tout pareil que les prises male et femelle !

Posté par gridou, 18 mai 2011 à 15:29

Bon je vais continuer à ne pas vouloir lire ce roman. Merci pour les passages, ah ah !

Posté par Stephie, 18 mai 2011 à 15:33

Méfie-toi, tu risques d erecevoir un mel vengeur de l'auteur himself, si ce n'est pas déjà fait.

Posté par Alex-Mot-à-Mots, 18 mai 2011 à 15:54

@ Sandrine : ça n'était pas le but non plus !

@ Canel, au moins, l'auteur a le mérite de faire rire les couples, ça pourrait devenir une thérapie !!!

@ DF, oui, justement ce sont ces commentaires qui m'avaient donné envie d'en savoir plus )

@ Manu, et surtout un billet écris 8 mois après avoir lu le roman, dont finalement je me souvenais relativement bien. Remarque, une telle littérature, ça ne s'oublie pas...

@ Syl, eh bien si tu dis à ton mari que c'est moi qui écris comme ça... et pour Stephie, ce serait parfait !!!

Posté par Liliba, 18 mai 2011 à 16:14

@ Leiloona, et encore, je n'ai pas recopié tous les passages croustillants notés en cours de lecture... Pas compris non plus la troisième partie qui est totalement hors contexte et dont le ton revanchard dénote du reste...

@ Canel, je suis heureuse de participer de loin à la bonne humeur de la famille Canelienne !!!!!

@ Radicale, tu vois ! Allez, lis-le, juste pour le fun ! Et pour nous écrire un beau billet après !

@ Clara, comment, tu n'as pas été émoustillée de savoir la suite ?

@ Irrégulière, c'est érotico-rigolo... un nouveau style ?

@ Merci Richard ! J'ai un peu hésité à dire tout ce que je pense, mais après tout, je suis chez moi ici et comme l'auteur continue à proposer son livre aux blogueurs, je voulais vraiment donner mon ressenti.

@ L'ogresse On me disait en cours : cites tes sources et insère des extraits pour étayer tes propos... voilà chose faite !

@ Merci Calypso ! Un billet à relire les jours tristounets, donc !

@ Gridou, mais justement, n'est pas Gainsbourg qui veut... (ni San Antonio dont le vocabulaire ne me choque pas, tant le talent est présent...)

@ Stephie, il est pourtant plutôt pas mal pour tes mardis, non ?

@ Alex, je m'y attends... Je vous en ferai part... Par contre, je ne reçois jamais de mal de remerciement quand j'encense un livre... je vais faire des réclamations !

Posté par Liliba, 18 mai 2011 à 16:25

Je passe moi aussi. En tous cas ce livre t'a permis de bien rigoler, c'est déjà ça !

Posté par Mona, 18 mai 2011 à 16:33

Alala, les extraits sont justes énormes. Bon et pour sa défense, un livre qui prolonge ton insomnie par un fou rire, c'est mieux qu'un livre somnifère, non?

Posté par zarline, 18 mai 2011 à 17:32

oh mon dieu.. qu ej'ai ri en lisant ton billet (et pas seulement pour tes "saillies" humoristiques!!)... c'est vrai que certains passages sont particulièrement consternants... Je dois dire que le coup des petits pains au lait, ça on me l'avait jamais fait!

Posté par choupynette, 18 mai 2011 à 17:34

Mon exemplaire aussi est en lambeaux depuis ma lecture et franchement je n'ai pas envie de recoller les morceaux avec l'auteur ^^

Posté par Cynthia, 18 mai 2011 à 17:51

@ Mona, on peut dire que c'est une qualité, même si c'est un peu à ses dépends !

@ Zarline, ah oui, parce que quand je me suis rendormie, cette fameuse nuit, je riais encore dans mes rêves...

@ Choupynette, à moi non plus, les petits pains, on ne me l'a pas dit... peut-être ne sommes-nous pas apétissantes ???

@ Cynthia, je m'en souviens et je suis aussi allée relire ton billet récemment...

Posté par Liliba, 18 mai 2011 à 18:00

Rhoooo arrêtez avec vos petits pains, j'en pleure !!
Bonne humeur garantie aujourd'hui grâce à toi, Liliba ! je ne m'en lasse pas, et les comms sont rigolos aussi !

Posté par Canel, 18 mai 2011 à 18:19

@ Canel depuis, je regarde ma machine à pain avec un autre oeil, imagine...

Posté par Liliba, 18 mai 2011 à 19:54

Hihi, tu m'étonnes !
Quand je pense que je me suis boulottée DEUX petits pains au lait ce matin, au petit déj', sans rire ! beuaark !
Demain je repasse aux tranches de pain de mie complet grillées, zéro connotation, là !

Posté par Canel, 18 mai 2011 à 20:00

@ Canel : mange des pommes, ça pourrait t'inspirer aussi... ou des bananes, gniark !

Posté par Liliba, 18 mai 2011 à 20:10

Bonjour!
Envoyée par Daniel lire votre critique, je me réjouis de voir que vous avez autant aimé ce livre que moi!
J'ai été beaucoup plus concise dans ma critique, mais tout aussi dythirambique!

J'ai même eu l'insigne honneur de voir débarquer l'auteur, fort mécontent... (Daniel aussi a eu cette chance. Pas vous, c'est dommage, il est encore plus drôle quand il est en colère!

Bref, excellente critique, très drôle et très intelligente!

Posté par LMO, 18 mai 2011 à 20:22

Ce livre fait beaucoup parler de lui en tout cas! Excellent billet!

Posté par pimprenelle, 18 mai 2011 à 20:44

il faut être fou pour accepter ce livre en partenariat : un auteur qui propose lui-même son livre contre une critique, un résumé pédant sûrement signé de l'auteur lui-même, une écriture hideuse que je qualifierais de faussement lyrique et lourde dès le résumé, le même mail envoyé 5 fois par jour... ça sentait mauvais.
mais ton billet est hilarant et tu as su approcher ce livre d'une manière ludique, humoristique, de quoi le rendre presque intéressant. en fait, non, c'est ton billet qui est intéressant, pas le livre.
merci pour les extraits croustillants et ton billet vraiment drôle, il confirme que je n'ai pas fait une erreur en refusant ce partenariat et en classant son expéditeur en "indésirable". ah là là, les livres sur lesquels on peut tomber parfois ! ^^
au vu des extraits, peut-être comme l'auteur le demande il ne faut pas pointer la vulgarité, mais on ne peut que constater alors la médiocrité de l'écriture (métaphores ridicules (les "seins pommes" ne sont rien par rapport aux prises de courant qui se branchent), répétition des mêmes termes, lourdeur des phrases...) et du récit (des scènes de sexe sans fin si j'ai bien compris). si l'on perçoit ça juste avec ton billet (et c'est le cas), tu devrais en convaincre plus d'un de ne pas tomber dans le piège de ce livre en partenariat direct.

Posté par constance93, 18 mai 2011 à 22:04

Un bon jus de fruits, rien de mieux !

Posté par Canel, 18 mai 2011 à 22:24

Ouf..., j'ai bien fait de décliner la proposition ! La couverture est atroce !

Posté par Noukette, 19 mai 2011 à 01:35

@ LMO, merci ! je vais de ce pas lire votre billet... Quant à l'auteur, on verra bien s'il lit mon billet...

@ Merci Pimprenelle ! Je l'ai lu à mon homme hier qui se souvenait de notre fou rire et m'a dit qu'il était dommage que je ne lise pas plus souvent des livres aussi drôles

@ Constance, ce sont les commentaires de l'auteur sur le blog de Daniel qui m'avaient donné envie de lire ce roman... Eh oui, j'ai parfois l'esprit tordu !

@ Canel ça dépend quel jus ! oups, je suis abominable, là...

@ Noukette, la couverture n'est pas ce qui m'a le plus frappée...

Posté par Liliba, 19 mai 2011 à 14:43

J'ETAIS abominable aussi... mais c'était hier, ton billet m'avait complètement débridée ! je suis redevenue sérieuse... jusqu'à ton prochain billet croustillant !
Oui, Liliba, accepte les partenariats chauds de la q*eue, ça te va très bien ! il y en a chez B*béli* aussi (dit la fille qui pousse les autres au vice parce qu'elle est trop lâche pour oser un billet si génial et si honnête !)

Posté par Canel, 19 mai 2011 à 20:15

@ Canel, pas de bol, les prochains billets seront sur des livres tout à fait sérieux... et je dois t'avouer que je préfère tout de même lire des bouquins un peu plus intéressants... A moins que tu ne fasses une sélection et qu'on fasse une vraie lecture commune avec échange par tel ou skype ? ça pourrait être rigolo !

Posté par Liliba, 19 mai 2011 à 23:35

Oui, pourquoi pas !?

Posté par Canel, 20 mai 2011 à 20:11

On me l'a proposé plusieurs fois, mais j'ai décliné l'offre, merci de ton billet, comme ça, je sais ce qu'il en est. ce genre de livre, je n'en lis pas, car soit ça me navre, soit ça me fait rigoler, tellement c'est ridicule.
Sympa l'anecdote avec ton mari!!!!

Posté par keisha, 21 mai 2011 à 08:11

@ Canel, ok, on cherche des titres !

@ Keisha, tellement navrant que cela nous a fait rire, comme quoi... mais c'est vrai que je n'ai pas tellement envie de lire ce genre de truc trop souvent...

Posté par Liliba, 21 mai 2011 à 12:27

proposition reçue maintes fois...
les précédents billets m'avaient déjà refroidie !

Posté par Lystig, 27 mai 2011 à 14:49

@ Lystig : mais pour lire avec ton chéri, ça peut être rigolo

Posté par Liliba, 28 mai 2011 à 17:57

divertissante critique lili
quand je vois un tel titre de roman, je me méfie )

Posté par yellowsubmarine, 10 août 2011 à 18:23

enlever la )

au commentaire précédent, ainsi que ce commentaire !

Posté par yellowsubmarine, 10 août 2011 à 18:23

@ Yellowsubmarine : en effet, titre et couverture ont tout pour faire fuir, de même que la 4ème de couv... Ce qui m'avait attirée, c'set plutôt la polémique chez Daniel, et les discussions enflammées avec l'auteur...

Posté par Liliba, 10 août 2011 à 22:13

la scène de la lecture au lit de ce roman est hilarante

les détails scabreux non érotisés contredisent l'affichage culturel

votre critique, et la critique de Cynthia avec une autre citation salace, ont eu raison de l'auteur !

Posté par yellowsubmarine, 11 août 2011 à 14:25

@ Yellowsubmarine : c'est une des scènes que j'ai lue à mon mari en pleine nuit lors d'une insomnie : un de nos plus beaux fous rires dont nous nous souvenons encore ! Quant à l'auteur, je pensais en effet avoir de ses nouvelles après mon billet, mais rien... suis presque déçue !

Posté par Liliba, 12 août 2011 à 08:54

Encore ce machin !

Bonjour à tous, bonjour à l'auteur de ce blog.
C'est un Email reçu de Yellowsubmarine qui m'a conduit jusqu'ici.
Email qui a d'ailleurs failli tomber à la corbeille sans être lu, tellement il se voulait anonyme,
Bref...
Je suis très amusé de lire les critiques très pertinentes faites sur "l'œuvre" de Paulo de Carmon. Elles viennent en un écho tardif rappeler celles que nous fûmes un certain nombre à émettre sur le forum bidon Agora vox. En un peu plus cinglant et ironique nous avons dit la même chose que vous.
C'était il y a deux ans
Ce qui me surprend le plus ici, c'est votre apparente ignorance de ce qu'est l'homme Paul Villach. C'est un enseignant retraité qui veut parler de tout avec autorité, qui méprise la presse et qui se hausse du col pour en être, ou pour sembler en être, ou pour faire croire qu'il en est. Il se veut écrivain, critique littéraire, journaliste, critique d’art, professeur d’esthétique, pédagogue et tout le toutim....
Ne cherchez plus, ne posez pas de question adressez vous directement au puits de sciences et de connaissances omniscient multicarte, adressez vous à Paul V.
Il aurait fallu que vous lisiez les invectives et les injures grossières mêlant « le vomi et les étrons », les crises de rage noire d'un prétendu auteur en réponse à nos critiques. Il aurait fallu aussi que vous assistassiez (hi, hi) à une spécialité de ce forum : l'éclosion d’une claque de pseudo fictifs ad hoc venant en cortège encenser le Maître et en bons vidangeurs en second nous couvrir encore de boue et d’étrons.
Ce fut épique
Les gens du forum protégeant leur auteur maison, n'avaient de cesse de nous menacer et de nous censurer, lui permettant à lui des ordures qu'ils étaient bien en peine de nous interdire. En effet nous étions nombreux à pouvoir nous moquer et le faire grincer des dents sans nous départir de la plus totale correction.
Finalement, c'est bien à sa demande, que les ciseaux d'Anastasia furent confiés aux auteurs d'articles sur le blog Agora vox. C’est ça l’artiste Paul V. Il vous manque la lecture des ridicules pensums traitant de sa marotte : la théorie de l’information. Ces prétendues luttes contre l’administration qui ne sont, vous le verriez si vous les lisiez, que l’expression de la rage de ne pas être reconnu et obéi sans un mot. Il faudrait que vous sachiez le total isolement au milieu de ses collègues de cet empereur de la cause pédagogique. Le ridicule qu’il masque dans son œuvre apparaît triomphant dans tous ces moments là. Publications d’articles et guerre dans les commentaires. À la fin la direction du forum opta pour la satisfaction des caprices de sa diva. Elle nous censura en rafales à répétition, puis ne comprenant pas notre liberté de ton, elle nous vira sans un mot.
Il faut savoir ce qu'est devenue la liberté de penser, sur le forum qu’il hante, à la suite des exigences de Paul Villach : l'Attila de la littérature.
.
J’ai lu ce matin votre article en prenant le risque d’ouvrir des liens sur un Email inconnu
Je ne le regrette pas.
Qu’il me soit permis de vous exprimer toute ma sympathie.

Le Furtif

PS : Contrairement aux usages du Oueb , que je n’aime pas, je ne suis pas là pour faire de la publicité pour mon blog. Mais, ’une certaine manière Paul V en est le géniteur. Il est des pères du blog de ceux qu’il a contribué à chasser d’Agora vox. Sans lui il n’y aurait pas eu de
http://www.disons.fr/

Posté par Le Furtif, 12 août 2011 à 13:06

sacré Paulo .

ah le Paulo ! à 66 piges bien sonnées ( il est né en 1945) lui qui fantasme déjà sur les pages lingeries de la Redoute, le voilà qui nous pond son roman érotique qu'on devine minable et plein d'emphases !

il me fait penser à ces retraités accompagnés de leur bonne femme qu'ils se trimbalent depuis plus de 40 ans, et lorgnant sur les jeunes femmes bien plus fraîches en se faisant un roman défoulatoire sur ce qui aurait pu leur arriver si ils avaient eus ce courage de dire merde à leur moitié et tout plaquer pour vivre une vraie vie amoureuse et sans tabous !

alors je dirai plutôt, pas un roman,mais quelques pages bâclées d'un journal intime d'un voyeur frustré !

Posté par maxim, 12 août 2011 à 14:46

@ Maxim, ne connaissant pas l'auteur personnellement, je ne peux pas me permettre de porter un tel jugement, et je n'ai donc donné mon avis que sur le roman...

Posté par Liliba, 13 août 2011 à 08:51

@ Voici un commentaire reçu par mail de la part de Le Furtif.

Bonjour à tous, bonjour à l'auteur de ce blog.
C'est un Email reçu de Yellowsubmarine qui m'a conduit jusqu'ici.
Email qui a d'ailleurs failli tomber à la corbeille sans être lu, tellement il se voulait anonyme.
Bref...
Je suis très amusé de lire les critiques très pertinentes faites sur "l'œuvre" de Paulo de Carmon. Elles viennent en un écho tardif rappeler celles que nous fûmes un certain nombre à émettre sur le forum bidon Agora vox. En un peu plus cinglant et ironique nous avons dit la même chose que vous.
C'était il y a deux ans
Ce qui me surprend le plus ici, c'est votre apparente ignorance de ce qu'est l'homme Paul Villach. C'est un enseignant retraité qui veut parler de tout avec autorité, qui méprise la presse et qui se hausse du col pour en être, ou pour sembler en être, ou pour faire croire qu'il en est. Il se veut écrivain, critique littéraire, journaliste, critique d’art, professeur d’esthétique, pédagogue et tout le toutim....
Ne cherchez plus, ne posez pas de question adressez vous directement au puits de sciences et de connaissances omniscient multicarte, adressez vous à Paul V.
Il aurait fallu que vous lisiez les invectives et les injures grossières mêlant « le vomi et les étrons », les crises de rage noire d'un prétendu auteur en réponse à nos critiques. Il aurait fallu aussi que vous assistassiez (hi, hi) à une spécialité de ce forum : l'éclosion d’une claque de pseudo fictifs ad hoc venant en cortège encenser le Maître et en bons vidangeurs en second nous couvrir encore de boue et d’étrons.
Ce fut épique
Les gens du forum protégeant leur auteur maison, n'avaient de cesse de nous menacer et de nous censurer, lui permettant à lui des ordures qu'ils étaient bien en peine de nous interdire. En effet nous étions nombreux à pouvoir nous moquer et le faire grincer des dents sans nous départir de la plus totale correction.
Finalement, c'est bien à sa demande, que les ciseaux d'Anastasia furent confiés aux auteurs d'articles sur le blog Agora vox. C’est ça l’artiste Paul V. Il vous manque la lecture des ridicules pensums traitant de sa marotte : la théorie de l’information. Ces prétendues luttes contre l’administration qui ne sont, vous le verriez si vous les lisiez, que l’expression de la rage de ne pas être reconnu et obéi sans un mot. Il faudrait que vous sachiez le total isolement au milieu de ses collègues de cet empereur de la cause pédagogique. Le ridicule qu’il masque dans son œuvre apparaît triomphant dans tous ces moments là. Publications d’articles et guerre dans les commentaires. À la fin la direction du forum opta pour la satisfaction des caprices de sa diva. Elle nous censura en rafales à répétition, puis ne comprenant pas notre liberté de ton, elle nous vira sans un mot.
Il faut savoir ce qu'est devenue la liberté de penser, sur le forum qu’il hante, à la suite des exigences de Paul Villach : l'Attila de la littérature.
.
J’ai lu ce matin votre article en prenant le risque d’ouvrir des liens sur un Email inconnu
Je ne le regrette pas.
Qu’il me soit permis de vous exprimer toute ma sympathie.

Le Furtif

PS : Contrairement aux usages du Oueb , que je n’aime pas, je ne suis pas là pour faire de la publicité pour mon blog. Mais, ’une certaine manière Paul V en est le géniteur. Il est des pères du blog de ceux qu’il a contribué à chasser d’Agora vox. Sans lui il n’y aurait pas eu de
http://www.disons.fr/


@ Le Furtif : merci de votre message. Il est rare que je me renseigne sur les auteurs que je lis et en effet, je ne connaissais donc pas les facettes du personnages que vous évoquez. J'avais pris cette lecture comme un jeu après avoir lu les échanges un peu excessifs et ridicules sur les blogs de Cynthia et Daniel : j'aime bien me frotter à ce qui fait un peu polémiquer... mais il est certain que je ne lirai plus jamais P. Villach !

Posté par Liliba, 13 août 2011 à 11:00

à lili

Cet auteur qui s'est ridiculisé avec ce roman attirait une cohorte d'ennemis qui n'avaient rien de mieux à faire qu'à jouer au harcèlement et ensuite à donner des leçons de bienséance !

Posté par yellowsubmarine, 14 août 2011 à 02:33
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