Les lectures de Lili... Et un peu de ma vie aussi...

Ce que j'aime, ceux que j'aime... Un peu de tout, en vrac, et suivant mes humeurs...

30 janvier 2009

Un lieu incertain

Fred VARGAS

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Dans cette nouvelle aventure, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, mon pelleteux de nuages préféré, part à Londres pour trois jours de colloque, accompagné par son fidèle Danglard, paniqué à l'idée de passer sous la manche, et par le jeune et parfois simplet Estalère. C'est la découverte de chaussures (avec les pieds des anciens propriétaires encore dedans !) devant le cimetière de Highgate, haut lieu macabre de Londres depuis sa création, qui va conduire notre héros (mon héros préféré) jusqu'en Serbie. L'équipe d'Adamsberg aura bien du mal cette fois-ci à déjouer les tours des méchants, car elle affronte dans cette nouvelle histoire des vampires...

Je me suis une fois de plus laissée emportée par l'histoire de Fred Vargas, dont j'ai lu tous les romans (et tous aimés). J'adore l'univers créé par cet auteur (oui, je sais, c'est une femme, mais je n'arrive jamais à me résoudre à écrire le mot auteure, que je trouve trop moche, bien qu'accepté maintenant, pour plaire à ces dames qui se veulent les égales des messieurs...). J'aime ses personnages complexes et attachants, leurs manies, leur douce folie, ce qui les rend vraiment  proches de nous, faillibles, en un mot humains. J'aime ce commissaire original qui vit dans les nuages et cherche son inspiration dans la marche et le dessin, j'aime Danglard et sa passion pour la bouteille, j'aime Rétancourt, sa rudesse et sa fidélité, j'aime même les méchants des histoires de Vargas, qui même s'ils sont très très méchants, gardent toujours une part, parfois infime, mais une part tout de même d'humanité.

Ce dernier roman est plus "violent", plus noir que les précédents, et à mon avis pas le meilleur, mais c'est toujours un plaisir immense d'ouvrir un Vargas, seul roman policier à mêler avec autant d'art et de réussite une noirceur totale, un suspense tenu jusqu'aux dernières pages et une poésie, un souffle d'air frais, une évasion romanesque, tout cela avec un style parfait !

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Le blog des livres a aimé sa lecture, Cathulu avoue être une inconditionnelle.

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28 janvier 2009

L'homme sans passé

Robert CRAIS

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En 1966, la police découvre un carnage dans une maison de banlieue : une famille entière a été assassinée (battue à mort) et la seule rescapée est la petite fille de 4  ans.

Quarante ans plus tard, le détective Elvis Cole est appelé par la police au milieu de la nuit : un homme vient de succomber d'un coup de couteau dans une ruelle de Los Angeles, et a juste eu le temps de murmurer à la femme policier accourue à son chevet qu'il était venu dans cette ville pour retrouver son fils : Elvis Cole.

Les souvenirs du détectives affluent à sa mémoire, sa mère qui l'a élevé seule, son père, cet inconnu... Et taraudé par la curiosité de ses origines, il va mener sa propre enquête, en parallèle de celle de la police, afin de découvrir qui est cet homme et pourquoi il est mort. Une longue et difficile quête, à travers le pays et dans le passé.

J'ai bien aimé ce polar, mais ne suis pas aussi dithyrambique que la critique de Evène. C'était mon premier livre de cet auteur, et si je me suis laissée emporter assez facilement par l'intrigue, bien ficelée, par les personnages, intéressants et aux personnalités assez denses pour maintenir mon attention et ma curiosité, j'ai cependant été un peu freinée dans ma lecture par le coté hyper californien du livre. Non pas que cela soit un défaut en soi, mais je crois que j'ai à une certaine époque lu trop de polars américains, et que je m'en suis tout simplement lassée...

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27 janvier 2009

Bienvenue à BOB !

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Vous en avez surement déjà entendu parler ?

Le petit nouveau de la blogosphère, c'est BOB !

BOB, c'est un nouveau blog génial créé par Madame Charlotte et Kesalul qui répertorie tous nos billets sur les livres que nous avons lus en commun : un travail de titan que mènent ces deux passionnées, et un mine d'informations et d'idées pour agrandir nos PAL et LAL !

Vous pouvez vous inscrire sur le blog et leur faire parvenir le lien de votre article s'il concerne un livre qu'elles ont déjà mis en ligne.

Bravo pour ce travail colossal !

Ce blog ne manquera pas de devenir très vite, j'en suis sûre, LA référence à consulter dans nos recherches de lectures.

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26 janvier 2009

Passé Mortel

Dirck DEGRAEVE

pass_Une petite ville des Flandres est secouée par le meurtre d'une jeune fille que l'on vient de retrouver dans le jardin public. La police, dirigée par le commissaire Jacobsen, s'efforce de trouver un coupable et un mobile à ce meurtre, mais est vite dépassée quand d'autres morts surviennent, qui ne semblent pourtant pas liées à la première affaire. Les visages se ferment, et les bouches plus encore sur le passé de cette petite ville tranquille, mais qui ne le fut pas autant au sortir de la guerre, les vieilles haines ressurgissent, les bourgeois s'enferment dans leurs belles demeurent et leurs certitudes et il faudra toute la finesse du commissaire pour dénouer les fils du drame qui remontent au passé trouble de certains habitants au moment de l’Occupation.

Jacobsen est, à l'instar de Jean-Baptiste Adamsberg, le héros des romans policier de Fred Vargas, un personnage atypique. Son passé semble trouble, il est secret, renfermé même. Il cherche les petits détails qui lui permettront de découvrir le ou les coupables des crimes affreux qui entachent la quiétude de la ville, mais suit, plus que les pistes concrètes, ses pressentiments, son flair. Il sera aidé dans ses recherches par une jeune enquêtrice venue de Lille, mais originaire de cette ville justement, et qui elle aussi devra pour éclaircir ce mystère, tenter de faire la paix avec son passé, avec elle-même et accepter de suivre ce commissaire étrange, qui l'attire et la dérange tout à la fois.

Un bien bon polar, comme je les aime ! Bien écrit, bien ficelé, avec des personnages profonds et aux caractères vraiment originaux. Avec le passé qui remonte à la surface et éclabousse les uns et les autres. Avec un vrai suspense. Et avec un dénouement qu'on ne devine absolument pas au fil de la lecture. Plus que la quête d'un criminel, ce sont les quêtes des hommes qui prédominent dans ce roman et j'ai très envie de retrouver ce Jacobsen dans d'autres aventures.

"Nul ne peut être blanc comme neige, ni vous ni moi. Nous sommes des aveugles, vous ne l'ignorez pas. Nous courrons après une vérité qui est en nous. Un suspect, un criminel, c'est toujours un bouc émissaire. Il porte deux bosses, celles de son crime, celle des crimes des autres, commis ou souhaités. Les pires salauds applaudissent à l'arrestation de l'un des leurs. Les parents indignes sont les premiers à hurler à la mort, à pousser le cri de haro quand on coince un pervers."

Ce livre est édité par Les éditions du Rifle, que je remercie pour le prêt.

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24 janvier 2009

Le bonheur n'attend pas ou Laetitia face à son destin

Marie FONTAINE

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"Le onze novembre de l’an béni Mil neuf cent septante et un, sur les coups de onze heures passés de onze minutes, dix-neuf secondes et septante et un centièmes, une petite grenouille de huit livres à forme humaine poussa son premier cri strident, en ouvrant tout grand sa toute petite bouche encore ruisselante du sang et du reliquat des eaux expulsés par sa maman aux anges..."

Dans une langue classique, et un style parfait, Marie Fontaine raconte la vie d'une jeune fille d'aujourd'hui. Laetitia est née sous les meilleurs auspices, et sa mère, ainsi que les astres, cartomanciens et autres prédicateurs dont elle est férue prédisent au bébé nouveau né un avenir radieux, une vie heureuse. Forte de cette croyance, Laetitia grandit en cherchant le bonheur, en l'attendant, et fait face assez facilement à son enfance un peu triste, entre sa mère qui ne s'occupe que de sa jeune soeur ou d'elle-même et son beau-père avec lequel elle n'a que peu de contact. Sa grand-mère lui transmet l'amour des lettres et des études et Laetitia s'y adonne avec passion. Elle est intelligente et curieuse mais, est-ce le fait de son éducation peu orthodoxe ou de son entourage familial vraiment particulier, Laetitia semble ne pas être en prise avec le monde réel, mais plutôt grandir en entretenant les chimères et contes qui ont bercé son enfance.

Toujours, elle attend le bonheur, celui qu'elle pense reconnaître quand il arrivera, celui avec un grand B, qui aura peut-être le visage d'un beau jeune homme, tendre et attentionné... Au fil de ses amours, et tout au long de sa vie, dans ses différents emplois, dans ses rencontres, ses amitiés, Laetitia cherche le bonheur, elle le cherche passionnément, désespérément. Elle pense le trouver dans ce que les autres pourraient apporter de plus à sa vie. Elle comprendra bien tard que le bonheur est en soi, dans la vision qu'on a du monde, dans notre propre perception des choses, dans la joie, le courage ou l'insouciance qu'on met chaque matin à se lever et à accomplir et remplir sa journée. Le bonheur, pour chacun de nous, est là, tout près, en nous...

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La lecture de ce petit livre fut un vrai délice et je me suis plongée avec une grande joie dans la vie de Laetitia. L'auteur, par son humour, son érudition, l'originalité de son ton alerte, m'a d'emblée séduite. C'est un conte et un roman réaliste tout à la fois et j'ai suivi avec tendresse les étapes de l'héroïne dans sa recherche du bonheur, et parfois aussi avec un peu d'énervement, quand je me rendais compte que cette quête qui était devenu le fil conducteur de sa vie la faisait en fait passer à coté des choses essentielles et la rendait aveugle au monde qui l'entoure.

Une bien jolie histoire dans le fil de mes lectures précédentes, qui me permet de continuer à réfléchir sur ma vie, ce que j'en fait, ce que je veux, ce qui me rend heureuse...

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Je vous recopie un texte que j'ai trouvé sur le bonheur, qui s'adapte à la perfection avec ce livre et est également un axe de réflexion que nous devrions tous, à un moment ou un autre, creuser un peu...

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, "La Vraie Vie !"

Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.

Le bonheur est le chemin.

Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.

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Ce joli livre est publié par Les éditions du Riffle, une petite maison d'édition du Nord, que je remercie vivement pour le prêt de ce roman dont je me suis régalée. Peut-être ne pourrez-vous pas trouver leurs ouvrages dans votre librairie préférée, mais vous pouvez commander des livres directement sur leur site sur lequel on trouve toutes leurs publications. Vous trouverez également ici un peu plus d'information sur Marie Fontaine.

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22 janvier 2009

Le voyage d'Hector ou la recherche du bonheur

François LELORD

hector

« Il était une fois un jeune psychiatre qui s’appelait Hector et qui n’était pas très content de lui. »

Hector voit défiler beaucoup de gens malheureux, mal dans leur peau, insatisfaits, dans son cabinet de consultations et se demande pourquoi il  n'arrive pas à leur redonner le goût du bonheur et les rendre heureux à nouveau, confiants en la vie et surtout pourquoi ces gens qui ont généralement tout le confort matériel, une maison agréable, une vie sociale, une femme ou un mari, des enfants, un emploi, ne réussissent pas à trouver dans leur propre vie le bonheur. Il s'interroge également sur sa vie, son couple, son métier, son avenir sans non plus trouver de réponses satisfaisantes.

Il décide donc de partir à l'aventure et entreprend un long voyage à la recherche de la recette du bonheur. Au fil de ses pérégrinations et de ses rencontres, il va noter sur son petit carnet les ingrédients qui constituent le bonheur. Il parcourt le monde, retrouve un vieil ami trader surmené en Chine, ainsi qu'une jeune fille et un vieux moine, subit quelques aventures dans un pays africain en plein chaos politique, se rend aux Etats-Unis ("le pays du plus") où il retrouve une ancienne amoureuse, rencontre des spécialistes du bonheur en Italie, bref, autant de gens que de recettes différentes, qu'il note consciencieusement.

Ce petit livre est surprenant par son style, et très intéressant par son contenu. Le voyage d'Hector est une véritable quête initiatique, présentée sous la forme d'un conte de fée moderne. Hector est gentil et à l 'écoute des autres mais pas exempt lui non plus de petits défauts. Il s'efforce de comprendre ses interlocuteurs, issus de milieux radicalement différents du sien, dont les habitudes et le mode de vie n'ont rien en commun. Il doit s’imposer et surmonter des obstacles pendant son aventure pour parvenir à ses fins. Il découvre qu'il est des constantes dans la recette du bonheur, mais que chacun doit concocter sa propre recette, avec ses propres ingrédients pour accéder au bonheur. Il comprend également que le bonheur est avant tout un état d'esprit, une façon d'appréhender la vie et, s'il est ssujetti au confort matériel, ne peut pas en dépendre totalement...

Une jolie histoire qui se lit très rapidement, du fait de son style simple, enfantin, mais qui ouvre néanmoins une réflexion profonde. Tout cela avec beaucoup d'humour et quelques passages satyriques amusants. Un livre détendant qui fait réfléchir !

Mais qu'est ce que le bonheur, au fond ? Pour vous, quelle est la recette du bonheur ?

A travers son voyage, Hector note 23 leçons, à chaque fois inspirées par une personne ou une situation.

  • Un bon moyen de gâcher son bonheur, c’est de faire des comparaisons.
  • Le bonheur arrive souvent par surprise.
  • Beaucoup de gens voient leur bonheur seulement dans le futur.
  • Beaucoup de gens pensent que le bonheur, c’est d’être plus riche ou plus important.
  • Le bonheur, parfois, c’est de ne pas comprendre.
  • Le bonheur, c’est une bonne marche au milieu de belles montagnes inconnues.
  • L’erreur, c’est de croire que le bonheur est le but.
  • Le malheur, c’est d’être séparé de ceux qu’on aime.
  • Le bonheur, c’est que sa famille ne manque de rien.
  • Le bonheur, c’est d’avoir une occupation qu’on aime.
  • Le bonheur, c’est d’avoir une maison et un jardin.
  • Le bonheur, c’est plus difficile dans un pays dirigé par des mauvaises personnes.
  • Le bonheur, c’est de se sentir utile aux autres.
  • Le bonheur, c’est d’être aimé pour ce qu’on est. Remarque : On est plus gentil avec un enfant qui rit.
  • Le bonheur, c’est de se sentir complètement vivant.
  • Le bonheur, c’est de faire la fête. Question : Est-ce que le bonheur, c’est juste une réaction chimique dans le cerveau ?
  • Le bonheur, c’est de penser au bonheur de ceux qu’on aime.
  • Le bonheur, ça serait de pouvoir aimer plusieurs femmes en même temps. (gribouillé)
  • Le soleil et la mer, c’est le bonheur pour tout le monde.
  • Le bonheur, c’est une manière de voir les choses.
  • Un grand poison du bonheur, c’est la rivalité.
  • Les femmes sont plus attentives que les hommes au bonheur des autres.
  • Le bonheur, c’est de s’occuper du bonheur des autres ?

Lecture intéressante juste après Thérapie de David Lodge, dans lequel le héros, qui a tout ce qu'on peut souhaiter matériellement, est en pleine dépression et ne cesse de ressasser ses "malheurs" et d'en chercher les causes autour de lui, alors que c'est en lui qu'il peut trouver des réponses à ses questions et son mal-être...

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20 janvier 2009

Thérapie

David LODGE

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Lawrence Passmore est un auteur de série télévisée célèbre. On peut dire qu'il a réussit dans la vie : issu d'un milieu modeste, ayant arrêté tôt ses études, vécu de petits boulots, il est malgré tout devenu un homme reconnu dans sa profession. Il gagne bien sa vie, possède une jolie maison dans la banlieue londonienne, a une femme encore belle qui le désire toujours, ses enfants vont bien, même s'ils ont peu de contact, bref, tout va bien pour lui.

Sauf que... Sauf que Lawrence a mal au genou. Qu'il ne trouve pas la cause de son mal bien qu'il ait consulté un tas de médecins, qu'il se soit fait opérer, qu'il voit un acupuncteur, un masseur... Il se livre à toutes les thérapies possibles, et passe entre les mains de spécialistes comme de charlatans... Son problème est en fait beaucoup plus vaste, et il semble que la douleur au genou soit comme un petit signal d'alarme, une attention mise sur tout ce qui, si on y regarde de près, ne va pas dans sa vie.

Il décide de tenir une sorte de journal, dans lequel il relate sa vie quotidienne, mais également son passé, ses expériences antérieures, ses anciennes rencontres, amours. Il se retranche derrière les mots qu'il aligne pendant que les difficultés conjugales et professionnelles commencent à s'accumuler.


J'avais lu des critiques extrêmement positives sur ce livre, et gardé très bon souvenir des livres précédents de l'auteur (La chute du British Museum, Changement de décor, Un tout petit monde) lus il y a fort longtemps. Mais, passé les quelques premières pages, j'ai trouvé ce livre rasoir... pas intéressant, long, sans attrait... Bref, une grosse déception ! Même si on reconnaît le goût de l'auteur pour la satire (ici le monde de la télévision et les thérapeutes en prennent pour leur grade, et c'est parfois assez drôle), l'ensemble du livre a été pour moi un pensum (d'autant plus que c'est un pavé !).

Lawrence n'est pas un personnage très passionnant, ni bon ni mauvais, juste sans grande personnalité, et je n'ai eu aucun plaisir à lire son journal, qui n'est pour moi qu'un étalage de son inintérêt, de sa mentalité étriquée, de son manque d'envergure et de caractère. Je suis dure, je sais ! Cela vient sans doute de mon caractère (plutôt battante, pas trop le genre à me regarder longtemps le nombril pour me dire que je suis malheureuse, que ça ne va pas, que ci, que ça, mais plutôt du genre enquiquineuse -pour rester polie- qui se défonce pour faire bouger les choses et les gens dans le sens que je désire) et beaucoup de mon éducation ("bats-toi pour avoir ce que tu veux" et "sois heureuse de ce que tu as, ou bien fais en sorte de changer les choses pour qu'elles te conviennent" entendus toute mon enfance...). Donc, le héros, mou, mal dans ses pompes, qui s'auto-triture les méninges pour trouver ce qui ne va pas dans sa vie, qui en fait porter la responsabilité aux autres, qui s'apitoie sur son sort, très peu pour moi ! Quand à la fin, qui devait paraît-il être un retournement génial, bof...

Qui l'a lu ? Avez-vous aimé ? Je suis curieuse de savoir ce que vous en avez pensé !

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19 janvier 2009

Des doigts de fée

boie

Un p'tit coup de pub, une fois n'est pas coutume !

acce

Ma copine Nikette vient de créer son blog, sur lequel vous pouvez trouver ses oeuvres en couture.

Modèles originaux pour enfants ou adultes, accessoires, déco, elle coud sur mesure suivant votre demande, avec les tissus qui vous plaisent. Les finitions sont parfaites, les modèles originaux, et vos idées également les bienvenues !

Pour plus de détails, allez sur son site et contactez-la directement !

access

http://leblogdenikette.canalblog.com/

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18 janvier 2009

Elle s'appelait Sarah

Tatiana de ROSNAY

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Présentation de l'éditeur :

Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l’avis des siens, Julia décide d’enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu’elle a de plus cher.

Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel’ d’Hiv’. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande sœur Sarah, dix ans, l’enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents...

Un beau roman que ce livre de Tatiana de Rosnay, qui touche à un sujet tabou de l'histoire de la deuxième guerre mondiale : la participation active que le gouvernement français a prise aux rafles des juifs, et notamment à celle du Vel d'Hiv, orchestrée par la milice parisienne. Le parallèle entre les deux périodes est intéressant, et empêche le roman de sombrer dans l'horreur totale de cet épisode de l'histoire française. On souffre en même temps que la petite Sarah, et le récit de sa vie est absolument poignant ; déportée avec ses parents, cachant son frère pour le sauver, et se rendant compte qu'elle l'a en fait condamné, elle grandira ensuite avec ce poids de la culpabilité, ajouté aux traumatismes subis lors de son incarcération. L'histoire contemporaine de Julia, à la recherche des vérités de l'histoire autant que des réponses à ses propres interrogations, permet de "souffler" un peu, et de prendre du recul sur le passé, tout en étudiant et essayant de comprendre les faits.

Un livre que j'ai beaucoup aimé, donc, mais qui, peut-être, s'il faut une critique, aurait mérité plus de développement, soit dans les caractères des personnages, dans leurs pensées, leurs espoirs, soit dans la recherche historique. J'ai eu l'impression que ce livre était écrit presque en vue d'en faire un film, ou tout du moins dans le but de toucher -par les sentiments et un peu de voyeurisme- les lecteurs...

Biographie de l'auteur
Née en 1961, Tatiana de Rosnay vit depuis vingt-cinq ans à Paris. Scénariste et journaliste, elle travaille notamment pour Elle et Psychologies. " Elle s'appelait Sarah ", son neuvième roman, est le premier qu'elle écrit en anglais, sa langue maternelle. Quatorze pays en ont déjà acquis les droits.

Laure l'a lu (il y a 2 ans !) et avait beaucoup aimé. Un bel article de Belledenuit et comme toujours chez Florinette, un beau billet, avec tous les liens pour en savoir plus.

Et le blog en français de l'auteur elle-même.

Ce livre a reçu le Prix des lecteurs 2008.

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16 janvier 2009

Juliette crucifiée

Michel GOELDLIN

julietteJuliette est une jeune femme en souffrance. Elle ne supporte pas la proximité d'autrui, se renferme sur elle-même, a des manies, des phobies, des angoisses et des cauchemars terribles. Envoyée par son médecin traitant chez un psychiatre, elle débute un long et douloureux travail sur elle-même, pour comprendre son attitude face à la vie, et surtout les causes de ce mal-être qu'elle trimbale depuis l'enfance. Entre le médecin et la jeune femme se tisse une relation faite tout à la fois de confiance, d'attirance, de  haine. Arrivera-t-il, par son écoute, à aider Juliette ? Parviendra-t-il à faire en sorte qu'elle accepte son passé, qu'elle le surmonte pour enfin mener une vie normale ?

Un livre émouvant et malgré tout plein d'espoir. Domage que le style ne soit pas fantastique. J'ai trouvé également l'approche un peu voyeuriste, pas assez creusée à mon goût, un peu psycho pour le tout venant... Juliette réunit toutes les névroses, dues à tous les malheurs... Bien sûr, cela existe "en vrai", mais en même temps, cela fait un peu accumulation... Et puis j'ai eu du mal à m'attacher à elle, à souffrir avec elle.

Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

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