Les lectures de Lili... Et un peu de ma vie aussi...

Ce que j'aime, ceux que j'aime... Un peu de tout, en vrac, et suivant mes humeurs...

02 janvier 2010

Un couple ordinaire

Isabelle MINIERE

acouple

"Mais quelle emmerdeuse !" Voici la réflexion que je me suis faite tout au long de ma lecture ! Béatrice est vraiment impossible à vivre, castratrice, autoritaire, égocentrique et on se demande comment le pauvre Benjamin, son mari, arrive à la supporter sans lui envoyer une bonne paire de baffes pour la faire taire (ne croyez pas que je sois pour que le mari batte sa femme, non, non, mais là, vraiment, elle dépasse les bornes des limites et ce ne serait que bien mérité s'il la remettait à sa place...). Bien sûr, Béatrice est belle, elle est intelligente, elle sait ce qu'elle veut, elle réussit dans son métier d'auteur de livres pour enfants, elle "gère" tout avec talent... justement, elle gère un peu trop, cette femme-là et aurait tendance à prendre la vie de couple pour un combat, et confond l'amour et le partage avec l'autorité et le pouvoir...

Mais il y a Marion, la jolie petite Marion, fille de ce couple improbable, tant aimée de son papa, le soleil de sa vie...  Benjamin peut tout supporter pour ne pas la perdre, et s'il n'y avait la petite fille, aurait quitté depuis longtemps cette femme à coté de laquelle il se sent étranger, vide, creux, comme un meuble, tiens, justement comme la table basse qu'ils viennent d'acheter ensemble et qui trône maintenant au milieu du salon, bien en vue des invités qui viendront l'admirer. Car bien sûr, Béatrice joue de cet amour du père pour la petite fille en agitant la menace d'un départ et d'une séparation si Benjamin "ne se reprend pas" (en gros, s'il n'obéit pas à ses ordres) et s'il ne se décide pas enfin à se prendre en main professionnellement et à acheter une officine (on ne dit pas une pharmacie, ça fait commerce, c'est d'un vulgaire !), le chantage classique des couples qui n'ont plus en commun que leur progéniture, qui focalisera donc toutes les haines et tiendra la place centrale dans le partage des biens.

Benjamin est devenu un objet, la chose de Béatrice, et on se prend à vouloir lui donner quelques coups de pieds dans les fesses pour qu'il se remue, se cabre, refuse de se faire traiter de la sorte. Même au lit, leur relation est un combat et le pauvre homme doit se forcer pour honorer son épouse qui entend l'amour comme une attaque, un assaut, une prise de position, presque d'otage... S'il essaye de résister ou d'émettre ne serait-ce qu'une réserve sur ce que dit ou ordonne sa femme (le scène du refus d'aller acheter la pizza est trop drôle !), il se fait traiter de sale macho... Bref, le couple est mal barré... Et même si cette situation devenue malheureusement assez classique dans notre société est bien triste, on rit malgré tout des mésaventures de ce couple abominable (j'ai même fait une auto-inspection de mes relations avec mon homme pour vérifier que je n'avais pas encore atteint le niveau de Béatrice et comprendre que non, malgré mon caractère bien affirmé qu'on me reproche parfois, je ne suis pas encore devenue aussi chi...te) !

Donc, pour revenir à l'histoire, la méchante Béatrice met finalement sa menace à exécution et quitte son mari, sa fille sous le bras, pour lui faire entendre raison et l'amener à de meilleurs sentiments à son égard. Pas une seconde elle ne doute de son pouvoir sur cet homme, et de la peine qu'elle va lui faire en lui enlevant l'enfant. Mais pas une seconde non plus, elle n'imagine qu'un livre de Plutarque pourra changer son mari, lui apprendre à dire non, le bouleverser et le transformer à tel point qu'il en deviendra presque un autre homme...

Voici un livre que j'ai dévoré en une soirée et qui m'a vraiment fait rire du début à la fin, tout en restant émouvant dès que l'auteur aborde l'amour du père pour sa fille ou la solitude de cet homme qui, bien qu'en couple, se sent complètement isolé et à coté de sa vie. A mon avis, une réussite d'avoir réussi à traiter un sujet universel et bien d'actualité avec autant de légèreté mais sans en faire un livre sans consistance. Cela permet de s'interroger aussi sur nos propres relations de couple, ce que nous serions prêts à sacrifier si jamais cela n'allait plus, la façon dont nous voyons notre conjoint.

Une lecture détendante ET intéressante ! Un grand merci au Livre de Poche pour l'envoi de ce livre que j'ai lu avec grand plaisir ! livre_de_poche

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Un livre que l'on pourrait ranger dans la catégorie des Chick Litt, mais alors en Chick Litt haut de gamme !

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10 décembre 2009

Le camion électrique

Alain GALINDO

show_image_in_imgtagQuatrième de couverture :

Cet ouvrage raconte l’histoire toute simple d’un homme qui croit en ses rêves…

Ne vous y trompez pas, rien de banal dans ce parcours.

Avancer d’un mètre par jour à l’aide d’un camion muni de panneaux solaires, nourrir l’imaginaire de villageois en cherchant à répondre à ce besoin d’accéder à son propre but. Prouver que son idée novatrice est bonne, qu’il peut aller au bout sans l’aide de personne ?! Peu importe la traversée.

Un désert, une pente, un océan, les hommes se cherchent depuis toujours. Souvent les obstacles s’obstinent à les empêcher de trouver la réponse.

Finalement est-ce tant le but qui compte que le chemin ? Les rencontres, les regards, les a priori… Il suffit de si peu pour changer le destin d’une vie ordinaire. Un excès de génie, une croyance, un amour qui s’envole…

Une gamine qui vous attrape la main.

Un roman qui plaira autant aux adolescents qu’aux adultes tant il nous rappelle la philosophie du Petit Prince d’Antoine de Saint Éxupéry.

Honnêtement, je ne vois pas en quoi ce roman rappelle Saint Ex. Certes, il part du postulat que tout est possible si on y croit et qu'on y met tout son coeur et toute son ardeur, mais il n'a en rien sa poésie ni sa portée...

C'est pourtant tout à fait délicieux au début, quand nous découvrons cet énorme camion qui vient de prendre le départ sous les hourras de la foule, ce camion électrique, et donc non polluant, oeuvre géniale de Julien. Sauf qu'il s'est un peu trompé dans ses calculs d'autonomie de batterie et que le camion s'arrête au bas de la première côte, n'ayant plus de jus... Bien sûr, à ce stade de l'histoire, toute personne censée laisserait le camion sur place, rentrerait chez soi, trouverait une solution le lendemain, des cables pour recharger les batteries, ou un autre camion pour tracter celui-ci, sauf que Julien et Alice n'ont plus de maison, car ils ont tout investi dans le véhicule, et surtout Julien ne veut pas abandonner son engin, son rêve, son espoir, sa vie, en somme. Il choisit donc de recharger les batteries naturellement, avec l'énergie solaire, ce qui lui permettra selon ses calculs d'avancer de 1 mètre par jour...

J'ai vraiment beaucoup aimé le début de cette histoire, totalement loufoque, et qui permet de se poser de nombreuses questions sur le sens qu'on veut donner à sa vie, ce que l'on est capable de sacrifier pour arriver à son but, ce que représente pour nous la réussite, et si cette réussite est plus importante ou pas que sa vie de couple, bref des questions que nous nous posons tous un jour ou l'autre (ou devrions !). Dommage que ça devienne vraiment trop fou à la fin, et je suis tout à fait de l'avis de Lili Galipette , qui a trouvé le début de l'histoire "charmant" mais n'a pas aimé les derniers chapitres et la conclusion. 

« Quelle réussite ? Arriver au terme d’un projet, était-ce forcément le réussir ? Ne fallait-il pas savoir abandonner, parfois ? »

Merci à Babelio et aux Editions Volpilière pour l'envoi de ce livre.

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06 décembre 2009

Robe de marié

Pierre LEMAITRE

coeur

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Quatrième de couverture

Il n'y a qu'une seule maladie mentale : la famille.

Évidemment, je m'y attendais puisque j'en suis l'auteur mais... à ce point-là ! Quelle vision, c'est à peine croyable...

Son mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible.

Quand on pense que ce type n'a pas trente ans, on est effaré... Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre : cette fille a de gros soucis...

En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité : pas d'attitude de bonne soeur ou d'infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu'elle va faire de ce légume.

Moi aussi d'ailleurs.

Prévoyez un week-end calme pour ouvrir ce livre. Envoyez vos enfants chez votre mère et votre homme à une compèt de rugby avec ses copains. Enfermez-vous chez vous, toute seule. Achetez-vous de la tisane et du chocolat. Gardez éventuellement le chat.

Et lisez ! Et flippez ! Car vous allez stresser, oui, avec ce thriller psychologique qui va vous tenir en haleine du début à la fin... Le titre déjà, pourquoi ce marié sans e, en robe, qu'on ne comprend qu'en cours de lecture et qui m'a donné envie d'ouvrir ce roman ?

Alors voilà, quelques mots, mais pas trop car je ne voudrais pas gâcher votre plaisir de lecture. Sophie est folle. Cest une jeune femme d'un milieu bourgeois, jolie, intelligente. Mais elle est folle. Elle a des absences, des oublis, des crises. Et quand elle se réveille, les cadavres autour d'elle baignent dans leur sang. Elle tue, mais sans en être consciente. Les morts s'accumulent dans son sillage -vous êtes toujours là ?-, sa belle-mère, son mari, l'enfant dont elle avait la garde...

Mais si Sophie est folle, elle a aussi en elle une force de vie incroyable qui va la pousser à se battre, à comprendre ce qu'il lui arrive, à tenter d'endiguer le flot de ces décès qu'elle ne maîtrise pas. Alors elle va fuir, mais aussi se mettre en danger, et avec le peu de lucidité qu'il lui reste, tenter de recoller un par un les morceaux de ses crises d'absence.

Un long chemin l'attend, semé de terreurs et d'embûches, que je vous laisse parcourir avec elle...

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Cuné le qualifie de "délicieuse torture que l'on dévore en apnée", Ys termine son billet par ces mots "amateurs de terreur psychologique, ce roman est fait pour vous", pour Stephie, "une grande baffe de lecture",  mais Cathulu n'a pas aimé du tout...

Le site de l'auteur.

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16 novembre 2009

La chorale des maîtres bouchers

Louise ERDRICH

coeur

bouchers

Quatrième de couverture

1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d'ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père.

Des années 1920 aux années 1950, entre l'Europe et l'Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d'une famille confrontée au tumulte du monde.

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Un livre qui se lit d'une traite mais que je trouve difficile à résumer. On n'y parle pas de guerre, ou si peu, mais plutôt des marques que la guerre laissera dans les coeurs et les âmes, des gens aimés qu'elle prendra. On n'y parle pas tant que ça de chorale, mais bien du partage que des hommes trouvent dans le chant, du réconfort que leur apporte le fait d'être ensemble et de laisser s'élever leur voix. On n'y parle pas non plus énormément de boucherie, mais l'odeur du sang reste présente tout au long du livre, et la propreté qu'il faut maintenir malgré tout, ainsi que les couteaux qui servent à tuer les animaux...

Non, on y parle surtout d'amitié, et d'amour. Banal, pensez-vous ! Oui. Et non. Parce que le style est superbe et qu'on se laisse porter. Parce que l'amitié et l'amour ne sont jamais aussi simples qu'on le croit et qu'au fil du temps on découvre parfois des secrets enfouis, ou bien ce qu'on se cachait à soi-même. Parce que cela se passe en Amérique et que la famille dont il est question vient d'Allemagne. Parce que, on le découvre assez vite, ce n'est pas le boucher le héros de l'histoire, mais une femme. Parce que dans ce livre, les petites choses de la vie de tous les jours sont décrites avec minutie, et poésie tout en même temps, et qu'on comprend que ce sont dans ces détails infimes, dans ces gestes répétés, dans l'attention portée aux autres que se niche le bonheur, qu'on peut tirer de la joie. Parce qu'il ne faut pas se fier aux apparences et cataloguer les gens sur leur mauvaise mine ou leur réputation. Et pour plein d'autres raisons encore...

Alors je me tais, et vous dis simplement : lisez ce livre ! vous passerez un vraiment bon moment.

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Wictoria a trouvé ce livre magnifique, Aifelle le recommande chaudement, "un grand bonheur" pour Keisha, mais Théoma n'a pas trop aimé et c'était une lecture "un peu mitigée" pour Sassenach . Sylire a trouvé que c'était une "fresque familiale passionnante", Kathel recommande ce livre "sans réserves", Papillon l'avait lu il y a 3 ans et avait  beaucoup aimé ; pour Solenn, c'est "une fresque captivante" et les avis de La biblio du dolmen, Les mots de Pascale, et d'autres lecteurs chez BOB.

Un grand merci à Chez les Filles et au Livre de Poche pour cette lecture !

12 novembre 2009

Chaleur du sang

Irène NEMIROVSKY

sang

Quatrième de couverture :

Dans un hameau du centre de la France, au début des années 1930, un vieil homme se souvient. Après avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse, Silvio se tient à l'écart, observant la comédie humaine des campagnes, le cours tranquille des vies paysannes brusquement secoué par la mort et les passions amoureuses.
Devant lui, François et Hélène Érard racontent leur première et fugitive rencontre, le mariage d'Hélène avec un vieux et riche propriétaire, son veuvage, son attente, leurs retrouvailles. Lorsque leur fille Colette épouse Jean Dorin, la voie d'un bonheur tranquille semble tracée. Mais quelques mois plus tard, c'est le drame. La noyade de Jean vient détruire la fausse quiétude de ce milieu provincial. L'un après l'autre, les lourds secrets qui unissent malgré eux les protagonistes de cette intrigue vont resurgir dans le récit de Silvio, jusqu'à une ultime et troublante révélation...
Situé dans le village même où Irène NémirovskyNémirovsky écrira Suite française, mais entrepris dès 1937, ce drame familial conduit comme une enquête policière raconte la tempête des pulsions dans le vase clos d'une société trop lisse. Complet et totalement inédit, ce nouveau roman d'Irène NémirovskyNémirovsky refait surface près de soixante-dix ans après sa composition.

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Curieusement, alors qu'Irène Nemirovsky est une auteur que j'ai déjà lue plusieurs fois et vraiment adorée (Une suite française, Le bal, Le vin de solitude), j'ai peu accroché à cette nouvelle lecture. Certes, le style est toujours aussi superbe, fluide, littéraire sans être lourd, agréable à lire, mais je suis moins entrée dans l'histoire et dans les âmes des personnages que d'habitude. Cela est peut-être du au fait que j'ai lu ce roman cet été au bord de la piscine et que ce n'était pas le lieu ni surtout l'ambiance idéale... Il faut que je me cantonne l'été à des lectures légères et faciles, et non à des histoires tristes ou glauques...

C'est peut-être aussi parce que le thème général, l'adultère et ses conséquences, est devenu un thème si banal de nos jours que nous sommes moins choqués, pris à partie, même si les conséquences de cet adultère en particulier s'avèrent catastrophiques. La chaleur du sang, de nos jours, n'est plus honteusement cachée, mais bien plus au grand jour. Les couples vont et viennent, se font et se défont, l'adultère n'est plus une faute si on divorce et je pense que nous n'avons plus cette maîtrise de nous-même, ce poids de la société, de la morale qui faisaient qu'autrefois le mensonge, la tromperie pesaient bien plus lourd que maintenant, et que les gens, du fait, arrivaient presque à "oublier" leurs erreurs, ou tout du moins à les occulter pour laisser croire à leur pureté... On écoute de nos jours autant son coeur que sa raison, et les frustrations sont moins grandes, puisque tout de suite compensée...

Argantel avait  beaucoup aimé, Jules également, qui souligne "un talent de raconteuse indéniable, des mots choisis et un style impeccable"  tandis qu'Amanda est restée "perplexe", qu'Alwenn a eu un coup de coeur.

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08 novembre 2009

Le chameau sauvage

Philippe JAENADA

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Présentation de l'éditeur
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier: doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance, mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques aventures servies par une verve intarissable... Mais le chameau sauvage, dans tout ça ? Quand vous en connaîtrez le principe, comme Halvard, vous verrez la vie différemment.

" Un jour, ce n'est rien mais je le raconte tout de même, un jour d'hiver je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bains (...). Je ne sais pas ce qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces magiciens de la vie pour qui tout est facile. Il faut dire que jamais encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, alors naturellement, j'étais naïf. "

Un livre qui m'a fait rire aux éclats ! Dans un univers complètement décalé, l'humour de Jaenada est un vrai délice. Ce livre regorge de trouvailles (les noms, déjà !), de clins d'oeil, d'idées originales. Les disgressions nous embarquent un peu dans tous les sens, mais l'auteur sait habilement nous ramener vers le coeur du récit et reprendre le fil jamais vraiment interrompu. C'est drôle, complètement loufoque et bizarre, vraiment original. Parfois un peu énervant parce qu'on se dit que non, trop c'est trop pour un seul homme, et qu'il fait un peu exprès, tout de même, cet Halvard, pour se fourrer dans des situations totalement improbables et dans les pires embrouilles. On a envie de lui botter les fesses, de le remettre un peu dans le droit chemin, de lui faire la morale. Et puis en même temps, on est touché par son innocence, sa candeur, sa pureté. On voudrait être une Pollux et rencontrer un homme qui nous aime à ce point-là, obstinément, farouchement...

Et puis, bien sûr, quand on arrive au passage qui explique le titre du roman, on jubile. Moi, j'ai jubilé. De comprendre. Et de me reconnaître, aussi...

Un roman à lire, qui peut-être vous dérangera parce que c'est un peu fouillis, un peu "trop", un peu fou, mais qui vaut le coup rien que pour son originalité et la verve de l'auteur !

Le site de l'auteur avec plusieurs extraits.

Cécile ne répètera jamais assez qu'elle adore ce livre ! C'est d'ailleurs elle qui me l'a offert suite à un concours très intelligent gagné (haut la main) sur son blog. De plus, elle l'a fait dédicacer par l'auteur (qui est certain que je suis une "chamelle sauvage", sans me connaître...). Je n'ai bien sûr compris la dédicace qu'après ma lecture, et je confirme, vous ne vous êtes pas trompé, Monsieur Jaenada, je suis bien moi aussi une chamelle sauvage ! Merci Miss Quoi de 9 !

Caro(line) a été emballée, Praline a été emballée également par le début et a trouvé l'ensemble "agréable à lire", Thom qualifie ce premier roman d' "imparfait mais grandiose", Tamara trouve que c'est "une histoire tirée par les cheveux" mais qui lui "a beaucoup plu" et Emma se qualifie elle-même avec humour de "la mauvaise élève" qui n'a pas aimé ce livre...

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04 novembre 2009

Un peu, beaucoup, pas du tout

Alice MUNRO

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Ce sont des histoires de femmes. Des femmes comme vous et moi, avec leur vie, parfois simple, parfois gaie, parfois compliquée. Des femmes avec des maris et des enfants. Quelques femmes seules aussi. Ce sont des histoires simples, des tranches de vie, des histoires d'amour ou de trahison. Mais dans lesquelles la maladie tient une place prépondérante, dans lesquelles la mort rode...

Alors on est un peu mal à l'aise, en lisant ce livre, que j'ai pourtant bien aimé. Le style d'Alice Munro est très agréable et se lit facilement, mais le destin pèse si lourd sur les épaules de tous ses personnages que cela pèse un peu sur nous aussi.

C'est un livre intéressant, mais à ne pas lire en cas de cafard, car malgré soi, parfois, on s'identifie, on compare, et tout ça n'est pas très gai...

Un grand merci à Antigone pour ce livre voyageur. Bel Gazou  livre_voyageur_anim_ a un "petit avis froissé" et Martine n'a pas accroché non plus.

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24 octobre 2009

Corps étranger

Didier van CAUWELAERT

coeur

corps

Quatrième de couverture
Peut-on changer de vie par amour, devenir quelqu'un de neuf sous une autre identité, sans sacrifier pour autant son existence habituelle ? C'est ce que va oser Frédéric. A dix-huit ans, il avait publié sous le nom de Richard Glen un roman passé inaperçu, puis il avait renoncé à l'écriture ; il avait conquis Paris d'une autre manière... Mais, un jour, une jeune étudiante de Bruges envoie une lettre à ce pseudonyme oublié, à cette part de lui-même en sommeil depuis plus de vingt ans. De tentations inconnues en bonheurs d'imposture. il va s'inventer dans les yeux de Karine un autre passé, un autre présent, rendre Richard Glen de plus en plus réel, de plus en plus vivant... Mais combien de temps deux personnalités peuvent-elles se partager un corps ? Avec son humour et sa tendresse implacable, le romancier d'Un aller simple, prix Goncourt 1994, nous entraîne dans un récit poignant qui explore le rêve secret de beaucoup d'entre nous.

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Un coup de coeur pour ce livre dévoré d'une traite, que j'ai trouvé tout à la fois plein d'humour, très poétique, triste et qui m'a beaucoup émue... Rêves, destin, espoirs, désespoir aussi, tout est là, dans une belle écriture fluide que l'on lit avec plaisir... L'amour pour la femme aimée défunte entraîne le narrateur à changer de vie, ou plutôt à reprendre cette part de lui-même qu'il avait au fil des ans laissée s'étioler jusqu'à la faire disparaître, jusqu'à devenir étranger à lui-même. Le hasard d'une lettre d'admiratrice reçue le fait se retourner sur ce qu'il a construit, sur ce qu'il est devenu, sur ce qu'il a fait de ses années passées et comprendre enfin à quel point il a changé et pourquoi il a de ce fait perdu la femme de sa vie avant qu'elle ne meure réellement. Un personnage attachant bien que tourmenté et compliqué, qui essaye de se dissocier de lui-même pour mieux se retrouver et arrivera ainsi à renouer avec son âme et retrouver l'amour.

C'est une bien jolie histoire, avec une bien horrible fin, que je ne vous raconte pas, évidemment ! J'ai été fâchée contre l'auteur aux dernières pages... Tout de même, Monsieur Van Cauwelaert, vous êtes dur avec vos personnages et Frédéric ne me semble pas mériter ce que vous lui faites subir ! Mais peut-être en est-il ainsi de la vie et cela devrait nous pousser tous à savourer chaque moment de notre existence de notre mieux, en restant fidèle à nous-mêmes, à nos idéaux, à nos aspirations de jeunesse...

Une belle lecture !

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10 octobre 2009

Mariage à l'indienne

Kavita DASWANI

mariage

Présentation de l'éditeur
" A deux jours de son dixième anniversaire, ma grand-mère était déjà mariée. Ma mère, elle, avait trouvé un mari à vingt ans. J'en avais conclu que si l'on gagnait ainsi dix ans à chaque génération pour arriver à l'âge idéal du mariage, à trente ans au plus tard j'aurais dû trouver un conjoint. Mais, à trente ans, j'étais à mille lieues de convoler, d'où la consternation de chacun au mariage de ma cousine Nina. " K. D.

Née à Bombay, devenue journaliste de mode à New York, Anju est écartelée entre son envie de vivre à l'américaine, célibataire et libre, et son désir de rester fidèle à ses racines indiennes pour ne pas décevoir sa nombreuse famille.

Un livre qui peut faire partie de la Chick Litt de Calepin, mais que j'ai lu très rapidement et avec beaucoup de plaisir. L'Inde est un pays sur lequel j'ai déjà lu plusieurs ouvrages qui m'ont tous beaucoup intéressée tant ce pays est riche : culture, religion, mode de vie, traditions, tout y est si différent de chez nous et également si exacerbé, démesuré que cela me fascine. Ce roman ne prétend pas faire de vous une érudite sur l'Inde et ses traditions mais on y découvre tout de même les us et coutumes face au mariage. Certes, il n'est question ici que des traditions d'une caste en particulier, celle des privilégiés qui allient éducation, culture, ouverture d'esprit et au monde extérieur et bien sûr la réussite dans les affaires qui permet un train de vie particulièrement opulent et vous ne pourrez pas prétendre en refermant le livre tout connaître sur la façon de convoler en justes noces de ce pays, fort différente de la notre. Fort différente ? A voir...

Anju, donc, provient de ce milieu ultra privilégié. Elle a pu grandir en étant très protégée par sa famille et en recevant la meilleure éducation qu'on puisse donner à une jeune fille de bonne famille. Mais elle a pu également faire des études et surtout travailler et partir à l'étranger, ce qui est loin d'être le cas dans toutes ces familles, surtout pour une fille. Ses parents, bien que veillant sur les traditions et les suivant scrupuleusement, la laissent gagner la lointaine "Umrique", comprenant que leurs efforts pour marier leur fille continueront à s'avérer vains si elle reste à Bombay.

Car les parents de Anju n'ont qu'un but dans la vie : bien marier leurs enfants. Cela sous-entend faire un mariage arrangé par les familles respectives en ayant considéré toutes les conditions requises pour que fonctionne ensuite ce mariage : même milieu, même religion bien évidemment, même statut social et niveau de richesse. Il faut que les deux jeunes gens (les plus jeunes possible, après 20 ans, une fille est déjà presque vieille fille, et un garçon peut attendre jusqu'à 25 ans, mais pas plus !) soient bien éduqués, n'aient pas de "mauvaises habitudes", soient respectueux des traditions inculquées et surtout qu'ils acceptent, après une ou deux entrevues, d'épouser le ou la parfaite inconnue qu'on leur présentera...

"Maman, je veux simplement être heureuse. Beti, répliqua-t-elle, je ne veux pas que tu sois heureuse. Je veux que tu sois mariée."

Mais Anju semble avoir le mauvais oeil. Elle refuse les quelques demandes qu'on lui fait quand elle est encore jeune, et ensuite attend désespérément de recevoir d'autres demandes... Sa mère s'affole, cours les gourous, les devins, les recettes improbables de bonne femme pour que viennent enfin la chance, la demande salvatrice, mais rien n'y fait : Anju vieillit inexorablement et est toujours fille. Elle part donc aux Etats-Unis sous prétexte qu'elle trouvera là-bas nombre d'Indiens éduqués et ouverts d'esprit, mais néanmoins attachés à leurs traditions natales. Ce qu'est la jeune fille, et c'est cette ambivalence de son caractère qui est intéressante : elle est moderne, part seule au bout du monde dans le pays de la perdition, se lance dans des études, trouve du travail et arrive même à avoir un sacré bon job (attachée de presse dans la mode) qui la fait voyager et rencontrer moults gens célèbres, tout cela à New-York. Mais elle reste désespérément (et assez incompréhensiblement pour moi) attachée aux traditions les plus ancrées : pour elle, pas question d'imaginer un mariage autre qu'arrangé par ses parents... et dans le même temps, elle refuse les quelques rares candidats qu'on lui propose (il faut dire que ce ne sont pas les plus reluisants !).

"J'étais étrangement attirée par le système séculaire du mariage arrangé. J'y voyais une forme d'exotisme, de la noblesse, de la délicatesse - de quoi m'élever au sommet de la bonne conduite sociale : une jeune fille épouse l'homme que les membres de sa famille ont choisi pour elle. Acte de piété suprême, source d'innombrables bénédictions, si l'on en croit la tradition."

Bref, je ne vous raconte pas tout pour vous laisser un peu du plaisir de la découverte de la trépidante recherche de l'homme idéal... Ce livre m'a beaucoup amusée, d'autant plus qu'il m'a pas mal rappelé... mes jeunes années ! Non, je ne suis pas indienne et je n'ai pas effectué cette course folle au mariage sous la bienveillante attention de mes parents, mais j'ai tout de même à une certaine époque pas mal senti de pression sur ma petite personne. Les mariages des jeunes cousines furent souvent un calvaire, comme c'est le cas pour Anju, avec les inévitables questions des tantes tout sourire : "alors, ma belle, et toi, tu en es où, une belle fille intelligente comme toi, hein, il ne faudrait pas trop attendre...". Tic tac, tic tac, horloge biologique en route, famille aux aguets, présentations glauques de potentiellement possibles, espoirs déçus... bref, je ne vais pas vous faire pleurer sur ma jeunesse perdue, mais j'ai trouvé quelques similitudes (raisonnables tout de même) dans la pression qu'on peut ressentir quand on vient d'un certain milieu et qu'il est temps de "prendre homme". Eh oui, même en France il y a 10 ans... Sauf que moi je suis une rebelle et que je n'ai pas fait tout à fait ce qu'on attendait de moi (enfin, comme dit mon frère bien intentionné, j'ai fait ce que j'ai pu...). Je me suis mariée à 30 ans avec un roturier au chômage, divorcé, cuisinier de son métier, faisant des blagues à deux balles et... résidant à Roubaix (de tous les critères, je ne sais pas lequel était le pire...) ! Mon cher Papa a eu un peu de mal à s'y faire (il y a mis quelques années, même !). Maman quand à elle était ravie de me caser (enfin !) et de pouvoir parler recettes avec son futur gendre, ouf ! Et moi, douze ans plus tard, je ris toujours aux blagues de mon homme qui bosse comme un fou pour le bien-être de sa petite famille, je me suis mise à aimer le Nord (enfin, là il fait un temps vraiment dégueu, mais bon...),  je suis passée du Bottin Mondain au Livre des Familles sans en faire tout un plat, et je reste très heureuse de mon choix !

"Certains disent qu'on trouve l'amour quand on arrête de le chercher. Ils disent que dès l'instant que vous vous donnez dans votre travail, que vosu avez des amis, des centres d'intérêt autres que la vie sentimentale, alors l'homme ou la femme de vos rêves entre en gambadant dans votre vie.

Pour moi, ils ont tort.

En fait, quand vous cherchez l'amour, vous ne pouvez jamais vous arrêter. La possibilité de le renconter plane sur chaque invitation à dîner, chaque cocktail, chaque avion, train ou bus. Elle est suspendue au-dessus de vous chaque fois que vous assistez à un mariage, que vous prenez un cours de langue ou que vous choisissez une table près de la fenêtre dans votre restaurant préféré. Son parfum nous appâte à chaque coin de rue. Ca pourrait arriver demain. Ca pourrait arriver aujourd'hui."

chick_litt_supportrice

Je remercie Le livre de Poche pour m'avoir envoyé ce livre très distrayant (et instructif).

livre_de_poche

Si vous voulez, ce livre peut voyager jusqu'à chez vous, il suffit de m'envoyer un mail avec votre adresse ! livre_voyageur_logo

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04 octobre 2009

Twilight

Stephenie MEYER

coeurcoeur

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Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'état de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Ce garçon beau comme un dieu et qui lui sauve la vie plusieurs fois a selon les Indiens le sang froid... Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : quand Isabella admet que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

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tente

Bella fête ses 18 ans. La soirée d’anniversaire que lui organisent les Cullen tourne mal : la jeune fille se blesse et la vue de son sang provoque des réactions diverses chez les vampires. Trois jours plus tard, Edward lui annonce qu’il ne l’aime plus et que sa famille déménage. Bella ne comprend pas ce brusque retournement et sombre dans la dépression. Elle reprend le dessus peu à peu et s’aperçoit qu’en courant de graves dangers elle peut entendre la voix d’Edward. Elle décide alors de s’exposer régulièrement. Dans ce but, elle restaure de vieilles motos avec Jacob, le fils de Billy. Une amitié amoureuse se noue entre eux. Mais le retour soudain de Victoria et Laurent jette le trouble à Forks. Bella se retrouve traquée. Elle est sauvée in extremis par le clan indien des Protecteurs, qui ne sont autres que des loups-garous, ennemis héréditaires des vampires...

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hesit

Bella est perdue. Déchirée entre les deux hommes qu'elle aime, elle choisit finalement d'épouser Edward. Mais lorsqu'elle revoit Jacob, elle n'est plus sûre de rien : souhaite-t-elle vraiment qu'Edward la transforme en vampire après leur mariage? Mais surtout, doit-elle ensevelir le sentiment d'amour qui la submerge lorsqu'elle est face à Jacob ? La confusion règne dans son esprit déjà perturbé par les Volturi et Victoria, qui la menacent toujours...

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reve

Bella a fait son choix : elle s'apprête à épouser Edward. Mais le jeune homme honorera-t-il sa part du marché? Acceptera-t-il de la transformer en vampire et d'accepter de la voir renoncer à sa vie humaine ?

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Tentation, Fascination, Hésitation, Révélation, tout un programme ! Je ne vais cependant pas m'étendre sur ces livres puisque vous les avez toutes lus, ou presque ! Depuis le temps que je voyais des billets sur vos blogs, j'attendais le moment heureux ou ces pavés arriveraient chez moi. Eh bien, du moment où je les ai eu en main, je ne les ai pas lâchés tant que je n'ai pas terminé le tome 4, lisant même jusqu'à 4 heures du matin, frénétique, incapable de refermer le livre, voulant absolument savoir la suite... Bref, j'ai dévoré la série en 10 jours début juillet... bien que ce soit un truc d'ados en mal de sentiments guimauve et gnangnan à souhait !

Car oui, pourtant, c'est kitch et bêta, c'est bourré de clichés d'ados en mal d'amour, de sentiments mielleux, avec des bons et des méchants en vraies caricatures... J'ai de plus trouvé que le monde et les personnages de l'auteur n'étaient pas assez construits et de ce fait l'histoire m'est apparue pas du tout crédible...

Mais qu'on ne me dise pas que je n'aime pas les livres d'ados ! J'avais adoré Harry Potter où le monde est imaginé dans ses moindres détails par l'auteur, où chaque chose est logique parce qu'émanant de ce monde là, ou tout se tient. Je m'étais laissée embarquer totalement avec Harry et ses amis, ressentant en même temps qu'eux les frissons de l'aventure, la peur, la joie, la colère, le désir... J'ai également beaucoup aimé la série Eragon que j'ai offerte à mon filleul et que je me suis empressée de lui piquer...

Ce qui est incroyable dans les livres de Stephenie Meyer, et je pense que beaucoup d'entre vous serez du même avis que moi, c'est que malgré tous les défauts que l'on peut trouver, bien que nous ayons dépassé l'âge de la cible des lecteurs de 20 ans largement (ma bonne dame, ça ne nous rajeunit pas !), bien que le style soit vraiment indigent (dans le 1er tome, le "torse marmoréen" de Edward doit revenir à peu près à chaque page, voire plusieurs fois par page ! On se croirait presque dans un Harlequin !), eh bien malgré tous ces défauts et d'autres encore que j'oublie certainement de vous citer, on accroche ! On se laisse embarquer par la gémissante Bella (mon Dieu, qu'elle est godiche et énervante !), par le bel Edward (qu'on me présente une fille dans la vraie vie qui ait envie de se lover contre un homme, si beau soit-il, dont la peau glacée vous transperce de froid !), par un Jacob bouillonnant et instable (le personnage de l'histoire que j'ai le plus aimé, vraiment attachant) et par des personnages secondaires dont la psychologie n'a pas été plus poussée que celle des postulants à la Police Nationale... (c'est tout dire).

Je ne sais pas quelle est la recette miracle du succès de cette série... J'ai juste passé un très bon moment de lecture, mais dont il ne me restera probablement rien dans quelques mois !

A girl n'a pas dépassé le tome 1, qu'elle a trouvé trop bourré de clichés, un avis mitigé pour Caro(line), mais des commentaires enthousiastes à lire en dessous (et tous les liens des blogueuses lectrices que j'ai la flemme de recopier), Enna a bien aimé et Clarabel était complètement accro !

Un livre de ma biblio_tournante

Et un article très drôle de Karine sur le film.

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