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J’ai été un peu déçue par ce roman, qui mélange une intrigue presque policière à un roman plus traditionnel traitant de problèmes de filiation, comme souvent chez Arditi, et qui griffe un peu au passage notre société ainsi que le monde de l’art. La fille du très riche homme d’affaires Kandiotis est enlevée au moment où le collectionneur fait don à la France de deux tableaux portant le même nom, Juliette dans son bain, l’un de Picasso et l’autre de Braque. La demande de rançon pour la jeune fille est originale : plutôt que de l’argent, les ravisseurs, qui se cachent sous une « Association des Victimes de R. Kandiotis (l'AVRAK) » très mystérieuse, demandent à ce que l’homme d’affaires avoue des erreurs ou malversations passées, révélées par des textes qui paraissent dans la presse.

En même temps que l’enquête pour retrouver les ravisseurs de la jeune fille, nous découvrons le passé de l’homme, peut-être pas aussi net qu’il veut le laisser croire. Et aussi des relations familiales, tant au niveau du couple qu’avec leur enfant unique, qui sont moins aimantes qu’il n’y parait. Si l’idée de base et le mélange des intrigues sont intéressants, la narration est complètement décousue, parfois sans cohérence, mélangeant les anecdotes du passé et le présent, ainsi que de nombreux personnages, si bien qu’on perd un peu le fil, et le sel de l'histoire. Dommage.