Le cul bénit Bernard Rio Lectures de Liliba

 

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Cul béni masculin - (péjoratif) Personne très dévote.

  • Pardonnez-lui, il va tailler un costard aux culs-bénis. Meurtrir le cou des vieilles litanies sous la pression d'une corde qui serre. Il va jeter des soutanes pleines de rats dans les vasières. — (Jacques Josse, Un habitué des courants d'air, Cadex éditions, 1999, p.18)
  • Jusqu’à l’âge de douze ans, il fut élevé par sa tante « cul béni », qui le traînait à la messe le dimanche et exigeait une prière chaque soir avant le coucher. — (Manuella Celerier, Ni mémé, ni soumise, 2010)

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L’expression cul béni vient du XVIIIe siècle, l’époque où commence la chasse aux faux dévots, considérés comme usant leurs fonds de culotte sur les bancs des églises pour donner l’illusion qu’ils sont très religieux. Cette expression péjorative et moqueuse est donc venue du postérieur, la partie la moins noble de notre anatomie.

Cet ouvrage vous parlera donc de culs, mais aussi de seins et autres parties intimes de l’anatomie tant féminine que masculine, tout comme il vous invitera à visiter les sites religieux de la Bretagne d’hier et d’aujourd’hui. L’auteur a parcouru en effet les chemins bretons, poussé la porte des églises, arpenté les chemins pour partager avec ses lecteurs ses découvertes.

Dolmen décoré d’une superbe paire de seins, Vierge donnant à boire à l’enfant Jésus avec une poitrine plus qu’opulente, fesses potelées, corps nus, acrobates exhibitionnistes, sexes dressés en menhir ou vulves ouvertes aux murs des chapelles, la région regorge de symboles phalliques et sexuels, et tout à la fois ayant trait à la religion et aux croyances en général au fil des siècles. 

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Sous les croix et les symboles chrétiens se dressent donc en toute simplicité des images de sexe ! Non pas pour faire peur, dissuader ou juger, ni non plus pour exciter la convoitise des coquins, mais bien parce que les choses de l’amour ont elles aussi un rapport avec Dieu, une fois que l’on accepte de lever le voile (hypocrite) de la pruderie. Bernard Rio nous amène à la découverte d’une Bretagne méconnue, qui depuis des millénaires sculpte la vie sous toutes ses formes : un voyage culturel insolite et passionnant qui mélange religion, mythologie, architecture, croyances païennes, étymologie, histoire et culture, un cocktail haut en couleur captivant. Vous découvrirez qui est la dame à la quenouille, apprendrez pourquoi sainte Gwen possède trois seins, qui est saint Guernichon, ce qu’est le souffle-à-cul, quels sont les attributs de la sirène… Cette promenade entre art sacré et religion populaire est un délice mettant aussi bien en valeur les vertus de l’amour et de l’érotisme que la beauté et la richesse de cette belle région qu’est la Bretagne. Mêler les choses du cul (basses) et celles de la religion (célestes donc hautes), une gageure réussie, et une invitation à la promenade pour vos prochaines vacances !

 

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Bernard Rio, Le Cul bénit, amour sacré et passions profanes, Coop Breizh, 19 x 25 cm, 192 pages, 25 €.

Le site de Bernard RIO et une chronique de Anne Bert (auteur de romans et écrits érotiques)

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