Le dernier rendez-vous - Catherine Briat Lectures de Liliba

 

C’est l’histoire d’une rencontre, et d’un amour. Une rencontre entre deux êtres qui peut-être n’auraient pas dû se croiser… mais allez comprendre les hasards que nous réserve la vie ! Pierre est architecte à la retraite et il est veuf. Il sent depuis quelque temps à quel point son corps lui rappelle son âge, comment il l’attache par de petites contraintes à la vieillesse qui arrive et le rapproche de la mort.

De son côté, Marie travaille en free-lance, gardant par là une précieuse liberté. Elle n’a pas d’enfant, mais est douce et aimante.

Et ils se croisent. Se regardent, se plaisent. Sans chercher à trop faire de plans sur la comète, ils vont vivre un amour qu'on imagine calme, serein, paisible, mais qui ne l'est pas tant que ça, car ils doivent trouver leur place, leurs marques, en écoutant leur propre cœur et les désirs de l’autre, ses silences aussi, et parfois ses angoisses. Cet amour dont ni l’un ni l’autre n’aurait osé rêver les bouleverse, les emballe, les rend un peu fous, et leur fait peur aussi. Car le temps qui passe est là, et ce rendez-vous pourrait bien être le dernier.

J’ai beaucoup aimé ce texte très pudique et bien écrit sur cet amour « de vieux », qui semble très beau, extrêmement pur, et d’une intensité très forte, peut-être à cause de la pression du temps, de l’âge, de l’incertitude de l’avenir. L’histoire est douce, un peu triste, mais belle et j’ai aimé la candeur des amoureux, car l’amour n’a pas d’âge et aussi l'honnêteté, la pudeur, la douceur dont ils font preuve, la délicatesse, car ayant déjà un passé, des souffrances derrière eux, ils connaissent le poids du bonheur, mais aussi celui de la peine et de la souffrance.

« Ne me demandez pas de connaître tous mes amis. Ne me demandez pas la fidélité, on sait bien qu’elle est une promesse hypocrite. Et puis, nous n’avons pas le même âge. Pardon de le dire ainsi, je ne voudrais pas être offensante, mais c’est bien une réalité qu’on ne peut se cacher tous les deux. Je ne supporterai pas la jalousie, celle que pourrait vous inspirer la jeunesse par exemple. Si l’un sent qu’il pourrait faire du mal à l’autre, alors il faudra s’éloigner. Prendre de la distance. Ne pas se faire de mal et reprocher à l’autre ce qu’on refuse de voir chez soi. »

Merci aux Editions J'ai lu pour ce roman, et toutes mes excuses car je l'ai reçu il y a une éternité...