Givre noir Pierre Pelot Lectures de Liliba

 

  

Il fait une chaleur de bête, ce vendredi soir là. Un soir où Nell est restée à la maison, ce qui ne ressemble pas aux habitudes de la jeune fille. Parce que c’est vendredi 13 ? Non, tout simplement parce qu’elle vient de se faire larguer par son petit copain et préfère ruminer en paix dans sa chambre. Mais elle n’est pas seule à la maison. Son oncle Stany est là, abasourdi de chaleur mais déambulant néanmoins dans sa robe de chambre d’hiver. Il est étonné de la présence de Nell et cherche à débuter une conversation, mais elle ne lui répond que par monosyllabes. Ils attendent tous deux cependant le retour de Mado, la femme de Stany, et sœur de la maman décédée de Nell.

Quand elle rentre accompagnée d’un jeune homme quel présente comme un ancien ami de son fils (lui aussi décédé), l’ambiance se plombe encore plus, et devient glaciale malgré la chaleur ambiante. Que veut Mado, et qui est ce Dustin Georges qui n’a pas l’air bien franc du collier ?

Le vieux Stany prend un peu tout à la rigolade et ne s’offusque pas que l’inconnu soit invité à dormir sur place, même si les prétextes invoqués par Mado sont plus que fallacieux et qu’il n’est pas dupe de ce qui se trame. Il faut dire que son mariage avec Mado tourne court et que ce qu’il veut, lui, c’est sa tranquillité. Pourvoir jouer avec son train électrique qui encombre tout le salon, se coiffer de ses casquettes préférées, et un jour partir de la maison, seul et libre, continuer à étudier les serpents ou la paléontologie ou tout autre nouvelle passion qui pourrait éclore. Son épouse ne l’entend pas de cette oreille, vous vous en doutez. Bien sûr, elle est beaucoup plus jeune et donc encore très dynamique. Elle est aussi veuve d’une première union, sur laquelle on n’en sait pas trop…

Par ailleurs, à Epinal, une jeune fille vient d’être tuée par balle. Le lecteur mettra un certain temps à faire le lien entre les deux histoires, mais comprend vite que le drame rode et que les relations entre les différents protagonistes sont teintées d’hypocrisie et cachent en réalité des haines sourdes, que la canicule ne fait qu’accentuer.

J’avoue avoir été moins passionnée par ce roman que par ceux lus précédemment dans cette collection. Je l’ai trouvé assez déconcertant, même si je reconnais que l’auteur décrit avec perfection la montée de la tension dont on sait qu’elle ne peut que mal finir. Peut-être que le lecteur aussi subit la pression de la chaleur qui l’engourdit…

 

Merci beaucoup à Gilles Paris   et aux Editions La branche pour m'avoir envoyé ce roman, qui fait partie de la série Vendredi 13, initiée par les Editions Labranche. Cette série est composée de 13 romans (d’auteurs connus), et est destinée à être adaptée au cinéma. Chaque roman doit faire apparaitre dans l’histoire le fameux vendredi 13…

Dans cette collection, j'ai délà lu Close-up de Michel Quint et Paris mutuels - Jean-Marie LACLAVETINE.

Lu par Saxaoul, Yv et Catherine.

0 Challenge Petit Bac 2012

0 Challenge Thrillers et Polars

0 Challenge amoureux 2012

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