La trace Christine Feret-Fleury Lectures de Liliba

 

Sarah va se marier et est toute à ses préparatifs, excitée comme on l’imagine. Rébecca, la petite cousine française est bien moins enthousiaste. D’une part parce qu’elle se sent comme une potiche dans sa robe de demoiselle d’honneur, ensuite parce qu’elle en pince un max pour le bel Adrian, le futur marié, et qu’elle jalouse pas mal sa cousine qui a tout pour elle… Elle va à ce mariage avec des pieds de plombs. Sauf que rien ne se déroule comme prévu. La future mariée s’enfuit au début de la cérémonie avant d’arriver à l’autel, ce qui crée un esclandre pas possible, et par hasard (par hasard, vraiment ?), les deux cousines se retrouvent en fuite dans la voiture de Lavinia, la grand-mère chic et mondaine et très distante de Sarah.

Est-ce ce voyage impromptu, la conscience d’être un peu folles et tout à fait révolutionnaires par rapport à cette famille bourgeoise et traditionnelle, la promiscuité entre « filles », la peur qui bientôt s’installe, toujours est-il qu’au cours de ce road movie à travers une bonne partie du pays sur la mythique road 66, les caractères vont se dévoiler, les cœurs se livrer. Sarah n’arrive pas à se projeter dans ce mariage et doute de son futur, elle se sent enfermée dans un carcan et voudrait choisir elle-même son chemin et son avenir, Lavinia regrette parfois le passé qu’elle ausculte pourtant avec un certain détachement, et Rébecca se cherche, tout simplement, ne trouvant ni dans le passé ni dans l’avenir des raisons suffisantes pour être bien dans sa peau.

Mais Sarah est convaincue qu’un danger de mort la menace et les trois femmes sont suivies…

Un page turner assez efficace, mais qui ne restera en mémoire que le temps de sa lecture. Est-ce parce que ce roman est destiné à des ados, mais je l’ai trouvé dans l’ensemble très peu crédible, surtout sur la fin quand nous apprenons le nom du « méchant ». Des pistes intéressantes notamment sur le passé de la grand-mère restent, à mon goût, trop inexploitées et de ce fait les personnages semblent jouer faux, comme de mauvais acteurs dans un navet.

D’autre part, on aborde le sujet des sorcières (et pas n’importe lesquelles, celles de Salem !) et vraiment, je ne vois pas ce que ça apporte à l’histoire… Peut-être suis-je simplement trop vieille pour ce genre de lecture ?

 

Merci à Cécile Benhamou pour l'envoi de roman paru chez Hachette, dans la Collection Black Moon.

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