Les lectures de Lili... Et un peu de ma vie aussi...

30 septembre 2011

Juste avant - Fanny SAINTENOY

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D'une écriture fluide, très belle, sobre et pourtant qui arrive à faire passer merveilleusement bien les émotions, Fanny Saintenoy nous fait entrer dans les pensées d'une très vieille femme à l'agonie, juste avant qu'elle ne meure. Les souvenirs défilent, ceux de son enfance, de son adolescence, de son mariage ou de sa fille et des autres femmes de la famille. 

Juliette a presque 100 ans et a connu les guerres, les privations et les soucis. L'angoisse aussi, et la peur, venue même avant son veuvage. Elle a aussi eu de bons moments, même si son enfance n'a pas été très heureuse, rejetée par sa mère. Mais elle a aimé son mari, même si elle n'a pas pu l'empêcher de se mettre en danger, elle a eu des amis sur qui elle pouvait compter, elle a vécu dans des endroits qu'elle a adoré, elle a pu voyager et s'occuper de sa petite fille, et même de son arrière-petite fille puisque les femmes de la famille ont le don (ou la disgrâce) de faire fuir leurs hommes et de se retrouver entre elles, à plusieurs générations.

Avec une pudeur extrême, la vieille femme déroule le fil de sa vie, mais avoue malgré tout sa peur de la mort, et le fait qu'on n'est finalement jamais vraiment prêt à faire ce saut dans l'inconnu : « J'ai peur, j'ai un peu peur quand même. Ça va venir, ça me rôde autour. » Faire revivre le passé la rassure, retarde un peu le moment, et égrener ses souvenirs, heureux parfois, tristes un peu, la réconforte, la calme. Et au final, avec le recul, Juliette se sent en paix et se dit qu'elle a eu une bonne vie.

En parallèle, les chapitres dans lesquels Fanny, son arrière-petite-fille, appelée en urgence par l'hopital, veille les derniers instants de son aïeule. Elle aussi replonge dans son enfance, les goûts et les odeurs, les bruissements des feuilles et la tendresse de cette mamie qu'elle aimait beaucoup, même si elle ne la voit plus tellement maintenant. Les destins des deux femmes se croisent et se ressemblent,  et le contact entre les deux se fait sans aucune parole, juste grâce à la présence de Fanny au chevet de la mourante... C'est un face à face silencieux, sans dialogue puisque la vieille femme ne se rend même pas compte de la présence de sa petite-fille. Mais on sent malgré tout le lien qui les unit, l'émotion qui les rapproche.

Ce livre n'est jamais triste et ne tombe pas dans le pathos et le larmoyant. Parce que Juliette a aimé la vie et qu'elle a assez d'humour et de recul pour en extraire les beaux moments et ne pas s'apitoyer sur la douleur, parce que de son coté Fanny a envie d'aller de l'avant, de croquer la vie à pleines dents malgré sa séparation ou les questions qu'elle se pose. C'est un texte doux et lent, calme et réconfortant, même si l'heure, cette heure de juste avant la mort, est bien grave. C'est un très beau texte pour un moment douloureux, mais qui fait ressortir l'amour de la vie et la confiance plutôt que la peur de la mort, même si cette peur est présente. C'est un texte qui m'a beaucoup émue, beaucoup plu.

 

La lettre que Daniel Pennac a adressée à l'auteur après avoir lu son manuscrit.

Le site de Fanny Saintenoy.

 

Livre voyageur de Jeneen, que je remercie beaucoup de cette belle découverte !

Lu également par Leiloona, Clara, Stef au pays des livres...

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29 septembre 2011

Vivement l'amour - Charlie BREGMAN

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Voilà un roman bien sympathique, frais et plein d'humour et de tendresse, avec lequel j'ai passé un très bon moment.

Charlie Bregman a 15 ans. Il est en troisième, bon élève, sérieux et travailleur, mais, titillé par des hormones en pleine effervescence, il veut à tout prix découvrir l'amour, qui l'attend sous les traits de la plus jolie fille de la classe, Marina.

Mon fils est en troisième, mais comme il n'a pas encore 13 ans, il ne me semble pas encore vraiment concerné par les problèmes du jeune Charlie, ce qui ne saurait tarder malgré tout ! J'ai cependant vraiment bien retrouvé l'état d'esprit et les états d'âme des jeunes de cet âge, les émotions, les attentes, les désirs qui émergent, les angoisses, retracées par l'auteur avec me semble-t-il, beaucoup de vraisemblance, même si sa jeunesse a lui s'est déroulée il y a une vingtaine d'années.

Nous suivons donc Charlie à l'école, découvrons son amour de la littérature et de l'écriture, sa grande curiosité et son intérêt pour les matières enseignées. En cours, avant d'être troublé par le sourire de Marina et de ne plus voir qu'elle, au lieu du prof et du tableau, il est brillant. Très à l'écoute notamment de son professeur de français, un original passionné qui explique à ses élèves qu' "en littérature, on est uniquement bon lorsqu'on a été soi-même. Contrairement à la natation, la littérature, c'est tout le contraire de la compétition, car l'adversaire de l'écrivain, c'est lui-même. L'on n'écrit pas pour se mesurer aux autres, mais pour imprégner le rythme de sa propre mesure des choses, à celui de la démesure des autres. L'écrivain est celui qui nous livre son monde extérieur, et sa mission est un terrible fardeau, car qu'elles que soient les difficultés, il est toujours seul face à elle. Jamais personne ne pourra venir extraire son trésor à sa place". Délégué de classe, de même que Marina, il a toujours été considéré, par les autres élèves comme par les professeurs, comme un garçon sérieux. Son changement de comportement sera donc d'autant plus intriguant pour ses amis et pour les professeurs...

Nous le suivons également chez lui, avec ses frères et soeurs et ses parents à qui il n'ose pas parler de ce qu'il ressent, des sentiments et émotions formidables qui bouillonnent en lui. "Nous n'avons aucune communication véritable, dans ma famille. J'entends par ce terme le fait que certaines communications pourraient, par exemple, avoir la particularité de toucher à l'essence même de nos êtres et de leurs petites contrariétés, mais ce n'est pas le genre de la maison. Ici, on parle de la pluie, du beau temps, des occupations des uns et des défauts des autres. Parler de nous-mêmes, de nos peurs, de nos faiblesses, de nos rêves, de nos espoirs, de nos attentes, de nos croyances, tout ça, c'est tabou, ça ne se fait pas. Ça ne se dit pas et on ne l'échange pas. Écrire à une fille pour lui dire je t'aime, ce n'est pas important. Ce qui est important, dans la vie, c'est d'obtenir de bonnes notes à la dernière interrogation, d'avoir l'approbation des professeurs, les félicitations du Principal, avoir son bac, faire de grandes études, avoir un beau métier et gagner beaucoup d'argent pour avoir une belle voiture et une fière allure lors des repas de famille. C'est ça, l'important. Marina, on s'en fout". 

La mère en effet semble soumise et peu encline au dialogue tandis que le père, se sentant inférieur car il n'a pas fait d'études, veut à tout prix que ses enfants "réussissent", sans se rendre compte que la réussite sociale n'est pas forcément la réussite d'une vie. D'ailleurs, les parents ne semblent plus guère communiquer et surtout pas profiter des instants présents, des joies du quotidien, toujours obnubilés par le but à atteindre : la retraite comme finalité en soi.

Le style de l'auteur est très agréable et fluide, malgré quelques petites lourdeurs dues à mon avis à l'intention de "faire bien" ou à des jeux de mots que j'ai trouvés trop cousus de fil blanc... "Ils peuvent bien se moquer de moi, ces incultes de la fleur du mal. Ils ne savent même pas que je l'ai déjà reniflé, moi, le parfum de la fleur pour laquelle je me donne tant de mal." On rencontre par contre des passages délicieux, comme la description du repas de Noël chez les grands-parents, la constitution des lois parentales à respecter, le rendez-vous chez l'orthodontiste, le premier baiser... tout un univers parfaitement décrit dans lequel on s'attache à ce jeune garçon et à ses envies de découverte et son désir d'aimer et d'être aimé en retour.

Une jolie lecture donc, sur la période mouvementée de l'adolescence, qui rend bien l'ambivalence des sentiments et émotions de cette étape de la vie, où l'on n'est plus tout à fait un enfant, mais pas encore un adulte.



Petite interrogation cependant : que voyez-vous sur la couverture, et notamment le o de amour ? Je n'avais au premier regard noté que les fleurs en coeurs, que j'avais du reste trouvées très mignonnes. Mais mon mari m'a fait remarquer un soir que le o ressemblait fortement à un préservatif, et les espèces de racines des fleurs, à des spermatozoïdes... Avons-nous l'esprit vraiment tordu, dans la famille Liliba ?

Autre petite remarque : j'ai trouvé un peu ridicule l'avertissement au dos de l'ouvrage : "certains passages de ce roman peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Par conséquent, l'autorisation aux "moins de 16 ans" de pouvoir lire ce livre est laissée à la libre appréciation de leurs parents". Rien de heurtant ni de choquant selon moi, qui du reste m'attendais de ce fait à du "croustillant"...

 

On en parle ici : Les agents littéraires, Lectures de Mina, Sophielit, Sous le feuillage...

Le blog de Charlie Bregman et le site officiel du roman.

Un grand merci à l'auteur qui m'a offert ce roman, avec une très gentille dédicace.

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Enfin une histoire d'amour qui se termine bien !

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28 septembre 2011

L'ogre de Moscovie - Victor HUGO & Sacha POLIAKOVA

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Un album absolument magnifique qui met en images le poème de Victor Hugo, L'ogre et la fée.

Les illustrations sont superbes, pleines de couleurs et de détails, c'est un vrai régal !

 

 

 

 

 

L'Ogre et la Fée

Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut ;
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était, ce jour-là, sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps quand il neige, en décembre
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.

Quand la dame rentra, plus d'enfant ; on s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé.

Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Jugez ce que devint l'ogre devant la mère
Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin.
Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ;
Adorez votre belle et soyez plein d'astuce;
N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe,
Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien...

Victor Hugo

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Un grand merci à Martine qui a offert ce livre à mes enfants cet été !

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Géographie et métier !

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27 septembre 2011

Du domaine des murmures - Carole MARTINEZ

 

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Laissez-vous enfermer avec Esclarmonde ! Vous subirez non les sévices et souffrances que doit endurer cette recluse volontaire, mais les délices de lire à nouveau la plume, ô combien magnifique ! de Carole Martinez.

Même si l'histoire de ce roman n'a rien à voir avec celle découverte dans Le coeur cousu, j'ai retrouvé avec un plaisir immense les mots de cette auteur, qui sait à merveille dépeindre les sentiments, la passion qui coule dans les veines de ses héroines, un peu folles, un peu illuminées. Des femmes oscillant entre rêves, chimères, magie et envoutement, et le monde qui les entoure, terre à terre, rude, dangereux, souvent malfaisant, mais des femmes toujours portées par leurs croyances, par ce feu intérieur qui les rend si vivantes - et si différentes aussi.

Dans ce domaine des murmures, château de nos jours en ruine, ne laissant apparaître entre les touffes d'herbes que quelques blocs de pierre attestant du passé, soufflent encore les passions d'autrefois. C'est ici en effet qu'à vécu Esclarmonde, cette jeune fille qui, se refusant au mariage arrangé par son père avec un homme qu'elle n'aimait pas, et même méprisait, décida de se faire recluse, de se laisser enfermer pour le restant de ses jours dans un réduit qui serait construit à coté de la chapelle du château, pour y prier, y faire voeu de fidélité à Dieu et tenter d'apaiser et de réconforter les gens de passage en leur prêtant une oreille attentive et en priant pour eux.

Làs, Esclarmonde, trop jeune, innocente et naïve, est bien loin de se douter de ce qui l'attend dans sa prison ! Certes, elle a anticipé les souffrances physiques et s'y est même préparée, et arrive à plutôt bien les surmonter par ses prières. Il faut dire que le sujet est "à la mode" et qu'elle a entendu parler déjà de plusieurs recluses qui faisaient autour d'elles le bien par leurs prières. Elle désire donc se montrer digne de sa tâche, de cette confiance que les gens mettent en elle. Mais jamais elle n'aurait pu imaginer ce que le sort, et l'avenir lui réserveraient...

A l'époque, le peuple était aussi fervent que crédule. Pour surmonter la vie rude, il avait besoin de se raccrocher à des croyances, à des supertitions. Esclarmonde, du fond de son château, laisse couler sur le pays voisin, et bientôt à des lieux et des lieux à la ronde le souffle de son murmure, de ses prières, de son chant intérieur et on vient la voir de toute part en espérant un mieux-être, une guérison, un miracle peut-être. Et à l'époque (comme maintenant), le peuple était versatile, infidèle, imprévisible, capable de passer de la vénération la plus totale à une violence inimaginable au moment d'avant (relisez Jean Teulé !). Esclarmonde reste, malgré les bruits qui courent, humaine, et qui plus est, toute jeune. Elle se prend un peu au jeu, se veut prophétesse, souffle le bien et aussi le mal, veut faire la pluie et le beau temps... Danger !

Du fond de son réduit-prison, Esclarmonde va pouvoir voyager, voir le monde, s'ouvrir aux autres alors qu'il lui aurait été impossible de le faire si elle avait vécu une vie normale. En fermant les yeux, par la grâce de l'amour, elle peut ainsi suivre l'épopée cruelle des croisés partis battre le fer et tenter d'atteindre Jérusalem. Elle va découvrir l'amour, la passion, la tendresse, la sensualité, mais elle va aussi connaître le manque, les douleurs de la privation, le désespoir. Enfermée dans quelques mètres carrés, vivant de rien ou de si peu, elle va réussir à toucher le coeur des gens, entrer en eux, y distiller un peu du feu mystique qui la nourrit, la réchauffe, la brûle parfois. Elle va souffler son amour - et sa haine aussi - sur ceux qui l'entourent, sans se douter que son statut de recluse ne pourra pas la protéger de toute la folie des hommes...

Car les hommes sont fous, et vengeurs. Ainsi ce père à qui la jeune fille a désobéi, qui ne peut lui pardonner son outrage et lui tourne le dos. Ainsi ceux qui se sentent abandonnés qui la trahiront. Ainsi ceux qui ne comprennent rien, mais suivent sans réfléchir la majorité...

Je me refuse à vous en dire plus, car ce roman promet de multiples rebondissements qu'il serait vraiment cruel de vous dévoiler. Laissez-vous porter par cette histoire médiévale un peu merveilleuse, par cette écriture si élégante, si belle, si "prenante", laissez les murmures vous envahir et plongez dans la vie d'Esclarmonde, qui vous fera frémir certes, mais vous apportera un immense bonheur de lecture !

Dire que j'ai aimé est une litote, j'ai adoré, j'ai été subjuguée, emportée, j'ai dévoré les pages avec avidité, avec ferveur, avec passion, bref, je vous recommande ce roman, que je relirai un de ces jours pour pouvoir mieux m'en imprégner, m'en délecter... (c'est ça, les vraiment bons livres, il faudrait les lire au moins deux fois, la première, avec une sorte de frénésie tant on est emporté, et ensuite au calme, pour savouver...).

Merci Madame Martinez pour cette magnifique épopée ! Travaillez vite à nous offrir une autre histoire aussi belle !

 

« Je suis l'ombre qui cause.

Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
Je suis la vierge des Murmures.
À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. […]
J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. […]
Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
Écoute ! »

 

Lu par Antigone, Emeraude, Leiloona, Kathel, Constance, Clara, Artsouilleurs, Lou, Aifelle...

 

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26 septembre 2011

C'est lundi (26 septembre), que lisez-vous ?

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Lectures terminées cette semaine...

La philosophie dans le boudoir - Sade

Lecture en cours

Des vies d'oiseaux - Véronique Ovaldé

Lectures suivantes, celles qui sont urgentes ! (LV, partenariats, prêts..)

Les inconnus du Saint-François - Guillaume Lefebvre (Polars en Nord)

Jusqu'à la folie - Jesse Kellerman (Edition des deux terres)

Au cours du marché - Fabienne Rivayran (la blogueuse Fabeli !)

4000 ans de mystifications historiques - Gérald Messadié (Editions de l'Archipel)

Le dîner - Herman Koch (LV Clara)

Tous nos petits morceaux - Emmanuelle Urien (LV Clara)

Un refrain sur les murs - Mureille Magellan (LV Sandrine)

Trouble - Hélène Uri (LV Cynthia)

Un été sans les hommes - Siri Hustvedt

 

Billets à venir (je stagne... toujours !)

La nonne et le brigand - Frédérique Deghelt

La fille tatouée - Joyces Carol Oates

Le vertige des auteurs - Georges Flipo

Seule Venise - Claudie Gallay

Un bonheur parfait

Raisons et sentiments

Les heures souterraines - Delphine de Vigan

La ballade de Lila K. - Blandine Le Callet

A quand les bonnes nouvelles ? Kate Atkinson

Swap - Antony Moore

Les chaussures italiennes - Henning Mankell

Thérapie - Sebastian Fitzek

Un fauteuil au bord du vide - Alexis Salatko

Du domaine des murmures - Carole Martinez

Effroyables jardins - Michel Quint

Aimer à peine - Michel QUINT

La patience des buffles sous la pluie - David THOMAS

Un océan de pavots - Amitav Ghosh

Juste avant - Fanny Saintenoy

Vivement l'amour - Charlie Bregman




blabla

 

 

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 Je continue l'idée de Miss Alphie qui me plait beaucoup et je reprends donc mon j'aime-j'aime pas de la semaine : une sympathique façon de faire le point sur les jours écoulés et de se rendre compte qu'après tout, on n'est pas si malheureux que ça !!!

 

Cette semaine, j'ai aimé :

- Un dîner très sympa pour l'anniversaire surprise de ma chère amie Lucie. Voir sa surprise et sa joie.

- Un autre dîner chez des amis qu'on adore, mais qu'on ne voit pas assez souvent.

- Me balader une matinée dans le vieux Lille avec une cousine ultra sympa, en papotant et admirant cette vraiment jolie ville.

- La montée scoute (accueil des nouveaux et passage dans le grade supérieur de ceux qui étaient déjà dans la troupe). Charlotte et Antoine tout heureux de retrouver leurs copains et leurs chefs, et Paul ultra fier de faire son entrée dans le mouvement. Première nuit sous la tente pour eux et journée sans enfants pour moi ! Pique-nique le dimanche avec tous les parents, ultra sympa et sous un soleil de plomb ! Et avec en prime, évènement exceptionnel, la présence de mon homme qui pour une fois ne bossait pas !

- Discuter avec Gilles Guillon de Polars en Nord, très ouvert à l'univers des blogs.

- Rencontrer des libraires charmants.

- Recommencer mes cours de gym avec mes copines.

- Continuer à préparer une surprise, dont vous entendrez parler d'ici octobre sur ces pages...

- Passer un bon moment avec Faelys, et son amie Aude décidément très sympas.

- Recevoir quelques LV dans ma boite aux lettres.


 

Cette semaine, je n'ai pas aimé :

- Etre perclue de courbatures après mon premier cours de gym...

- Me cailler à la maison... Mais je me refuse à rebrancher déjà le chauffage ! Fort heureusement, il semble que la semaine qui débute soit plus clémente pour nous question températures.

 

Bonne semaine à tous et toutes ! 

Les lectures du lundi sont répertoriées sur le blog de Galléane.

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25 septembre 2011

Photo du dimanche : c'est la quille !

Enfin, juste en photo, parce que j'ai plutôt 12000 trucs à faire, en ce moment...

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : Evertkhorus, MyaRosa, Lounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Elora, Melisende, Fleur, Une maman, 100choses, Anjelica, Myrtille, Sandrine, Hérisson, Mohamed SemeUnActe, Ankya, Grazyel, Tinusia, Katell, Choco, Latite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg, Estellecalim, Margotte,

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24 septembre 2011

La patience des buffles sous la pluie - David THOMAS

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Soixante-treize textes dont certains très brefs et autant de descriptions de personnages ou de situations tour à tour cruelles, tendres, tristes ou vraiment très drôles.

Vous rencontrerez dans cet ouvrage des hommes et des femmes comme on en croise dans la vie de tous les jours, heureux ou malheureux, sans illusions ou au contraire emplis d'espoir, des gens qui pourraient être vous ou moi et auxquels vous allez vous attacher, grâce au style de l'auteur, un savant mélange de simplicité, d'humour, de recul et d'intérêt pour ses semblables.

Chaque personnage se raconte avec sa façon toute personnelle de voir et d'analyser les choses, on parle d'amour et de désamour, de solitude, de bonheur et en quelques traits, l'auteur réussit avec succès à brosser des portraits plein de vie et réalistes.

On assiste, en vrac, à une désopilante altércation de deux automobilistes, à un j'aime pas hilarant, à des considérations sur la façon de mettre un slip, à une surprise, racontée tour à tour par chacun des protagonistes, à la description de l'homme dont on rêve, à des souvenirs d'enfance, des considérations sur le couple, sur l'amitié... C'est infiniment varié, on se reconnaît parfois, on réfléchit nous aussi, on se laisse séduire par tous ces personnages...

Un régal donc, à savourer sans modération !

"Je me demande parfois ce que je serais devenu si j'avais vécu d'autres choses que celles que j'ai vécues jusqu'à aujourd'hui. […] Il peut paraître vain de s'interroger sur de telles considérations, je connais beaucoup de gens qui balayeraient ce genre de questions d'un revers de manche. Je ne peux m'empêcher de penser régulièrement à cela. Quels bonheurs m'ont glissé entre les doigts, quels drames ai-je effleurés sans prendre conscience des conséquences qu'ils auraient pu avoir ? Pourtant, jamais je ne tente d'imaginer, de visualiser, ce que j'aurais pu devenir, je ne tiens pas à assumer d'autres vies que celle qui m'est bien réelle.

Je me demande souvent ce que je serais devenu si ma vie ne s'était pas meublée de toutes ces petites choses auxquelles je me suis attaché et de toutes celles que j'ai négligées. Je me demande souvent qui mène la danse. Si c'est ma vie qui fait de moi ce que je suis ou si c'est moi qui fait de ma vie ce qu'elle est."


"Un jour qui se lève, aussi merdique soit-il, même en novembre, même par temps de pluie, est toujours plus prometteur qu'un soir de juin qui a tout dit."

 

"Aujourd'hui tu es si proche de moi qu'il me semble ne pas te reconnaître. Il n'y a plus cette distance qui nous séparait et que nous avions à parcourir pour nous découvrir. Plus ce recul qui nous forçait à nous tendre l'un vers l'autre. Tu es si proche de moi que tu te crois permis de faire glisser ce que nous vivons. Notre quotidien a substitué notre vie. Cette vie que tu as réduite à des petits tracas, à de légers soucis qui occupent ton esprit étroit comme l'anneau que tu portes à ton annulaire gauche.

J'ai cru que tu avais changé, mais tu n'as pas changé, tu es devenue. Tu es devenue ma femme. […] Bien sûr, nous n'avons plus dix-huit ans, mais vois-tu, avec toi j'ai cru en l'impossible, et je me suis aperçu que le pire était possible."

 

Merci au Livre de Poche pour cette belle découverte !

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Lu par Biblioblog, Sassenach,Clara, Hélène, Cathulu, Hérisson...

 

Et un challenge Nouvelles chez Sabbio, (que je n'avais pas vu !)

Challenge_Petit_BacCatégorie animaux

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23 septembre 2011

Djebel - Gilles VINCENT

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Quand le détective privé Sébastien Touraine est engagé par Viviane Berthier, il ne se doute pas un instant que l'enquête qu'il devra mener l'enverra en Algérie et quarante ans en arrière, ni que cette enquête qui lui semblait banale sèmerait sur son passage autant de violence et de morts...

Viviane vient en effet d'apprendre par un ancien militaire, camarade de section de son frère décédé, que le jeune homme, contrairement à ce qui a été annoncé à la famille, n'est pas mort en service mais s'est suicidé le dernier jour de son engagement. Elle veut à tout prix en apprendre plus et comprendre ce qui a motivé ce geste de désespoir.

Il semble pourtant que le jeune Antoine Berthier ait été protégé par son chef, le capitaire Murat, pendant les 18 mois qu'il passa en Algérie. Touraine part à la recherche des anciens militaires de cette section et doit remuer le passé, la violence tue, les secrets qui lient les hommes, et notamment Ferrero, Mangin et Adj, les compagnons de Antoine qui sont encore vivants. Que s'est-il donc passé dans ce djebel algérien, qui puisse expliquer qu'un homme prêt à repartir chez lui mette fin à ses jours ?

Avec l'aide de la belle Aïcha, jeune femme d’origine kabyle et commissaire de police à Marseille, le détective va remonter les traces du passé et tenter de délier les langues. Mais certains ne veulent pas que soient révélés au grand jour les dérives atroces de la guerre, et feront tout pour empêcher l'enquête d'avancer. Pour Aïcha, qui a vécu la guerre à travers les souvenirs des membres de sa famille, qui a entendu parler à mots couverts des exactions commises, cela devient une question d'honneur. En dénouant les fils de cette histoire mystérieuse, elle veut aussi renouer avec son passé pour assumer enfin ses origines.

Ce roman est passionnant de bout en bout. Sur fond d'histoire, l'intrigue est menée tambour battant et vous offrira de multiples rebondissements auquel il est impossible de s'attendre, jusqu'au dénouement, clin d'oeil à la folie des hommes qui ne change pas malgré les années qui passent. Le style de l'auteur est absolument superbe, concis, direct et tout à la fois très poétique. Les personnages sont passionnants, dans leurs contradictions et leurs questionnements, et je ne peux que vous conseiller de lire bien vite cet auteur !

 

Livre voyageur de Cécile, que je remercie beaucoup pour ce prêt et cette belle découverte. livre_voyageur_anim_

 

Lu par Asphodèle, Sandrine...

Challenge_Petit_BacCatégorie Géographie

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22 septembre 2011

Challenge ABC Babelio

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J'ai un peu hésité, me souvenant que j'avais honteusement planté mon Challenge ABC 2009, et puis je me suis dit que ce serait finalement un bon moyen d'essayer de faire descendre cette fameuse PAL dure qui s'entête à ne pas bouger d'un iota depuis longtemps, voire à augmenter à mon insu !

Ce challenge est organisé par Babelio et court du 12 septembre 2011 au 12 septembre 2012.

Voici donc ma liste !

 

ADERHOLD Carl  - Mort aux cons

BENACQUISTA Tonino – Quelqu’un d’autre

CAZOTTE – Le diable amoureux

DESCAMPS Bruno – D’où vient Angela Küber ?

EASTON ELLIS Bret – Suite(s) impériale(s)

FATTORE Daniel - Le noeud de l’intrigue

GAYMAN Neil – l’étrange vie de Nobody Owens

HOLDER Eric – Mademoiselle Chambon

ISHIGURO Kazuo – Quand nous étions orphelins

JAENADA Philippe – Nefertiti dans un champ de canne à sucre

KASISCHKE Laura – En un monde parfait - lu

LE TELLIER Hervé – Electrico W

MAGELLAN Murielle – Un refrain sur les murs - lu

NOEL Alison – Eternels

OVALDE Véronique – des vies d’oiseaux

PETTERSON Per – Pas facile de voler des chevaux

QUINN Spencer – Chienne d’enquête

RUFFIN JC – Katiba

STEPHENS John – L’atlas d’Emeraude

TJEPAL Tarun J – Histoire de mes assassins

URI Hélène – Trouble - lu

VIDAL Chris-Tian  - Carnets d’Asie

WEYERGANS François – La vie d’un bébé

XIAOLU Guo - Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants (je pense qu'en fait Xiaolu est peut-être le prénom de l'auteur, mais bon...)

YATES Richard – Easter parade

ZAFON Carlos Ruiz – Marina

 

 Y'a plus qu'à lire !

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21 septembre 2011

Elvis - Taï-Marc LE THANH & Rébecca DAUTREMER

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Elvis est un petit garçon dont les parents sont très pauvres. Pourtant, pour ses dix ans, il reçoit de la part de son père une guitare. Il s'en sert un jour pour consoler sa maman qui pleure et découvre alors le pouvoir de la musique. Il joue dans les marais qui entourent sa maison, puis dans la rue, dans les bars où les gens l'acclament et se mettent à danser au son de ses notes, et il se met à chanter également.

Un jour, il tombe amoureux et décide d'écrire la plus belle chanson d'amour qui soit. Pour découvrir ce qu'est l'amour, il part à l'aventure et parcourt le monde. Son voyage lui fait rencontrer de nombreuses personnes jusqu'à ce qu'il revienne jouer pour Priscilla.

Une très jolie histoire, très poétique, dont les illustrations sont superbes ! A mettre entre toutes les mains !

 

 

 

IMGP1509

 

IMGP1510

IMGP1511

Le site de Rébecca Dautremer.

Un immense merci à Martine pour ce magnifique cadeau fait aux enfants cet été !

 

Le_mercredi_je_lis_avec_mon_petit

Challenge_Petit_Bac

Personnage célèbre et prénom

 

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