30 mai 2009
Les cinq quartiers de l'orange
Joanne HARRIS

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Quatrième de couverture
Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance au bord de la Loire, personne ne reconnaît la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l'exécution de onze villageois pendant l'occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l'attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille. Le carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d'enfants et les histoires d'amour ne sont pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques.
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Voilà un livre bien prenant, que j'ai beaucoup, beaucoup aimé. Mais que je ne veux pas vous résumer plus que ce qu'en dit la quatrième de couverture pour vous obliger à vous y plonger et à vous laisser bercer par cette belle histoire...
On y trouve de la poésie, de l'humour, des secrets, des intrigues et du suspense, de vieilles haines qui ressurgissent, du courage, de la volonté, du désespoir, de l'amour, des rires d'enfants, des odeurs de campagne et la sensation du vent dans les cheveux, des effluves de nourriture qui font saliver... L'intrigue se déroule avec art, et j'ai été tenue en haleine jusqu'au bout pour découvrir le secret de Framboise et de cette famille pour le moins originale. Le style est une pure merveille, on rit, on sourit, on a peur, on se remémore son enfance, des sensations reviennent qu'on croyait enfouies, bref, on se régale !
Laissez-vous tenter par cette orange et dévorez-la vite !
Clochette l'a lu et a beaucoup aimé, de même que Lily (qui a écrit un billet superbe avec plein d'extraits) et Katell .
28 mai 2009
Persepolis
Marjane SATRAPI
Beaucoup d'entre vous ont déjà lu cette bande dessinée, ou vu le film du même nom, mon résumé sera donc succinct !
Marjane, l'auteur, puisque cette histoire est totalement autobiographique, est née en Iran en 1970. Elle a grandi sous le régime du Chah, puis connu avec ses parents la révolution islamique, de même que les répressions politiques, culturelles et religieuses. Fort heureusement pour elle, ses parents sont issus d'un milieu aisé et surtout cultivé et ouvert au monde extérieur et, dès son plus jeune âge, Marjane a pu, tout en devant supporter le poids quotidien de la vie dans ce pays ravagé par la guerre et par la stupidité de la loi islamique, grandir en s'ouvrant l'esprit, en gardant une autonomie de pensée, du recul sur les évènements et en ayant la capacité de détourner le drame de chaque jour avec humour (et rébellion tout de même !).
Elle aura la chance d'émigrer en Autriche, y vivra des galères, avant de revenir au pays puis d'en repartir définitivement pour vivre enfin une vie libre.
J'avais absolument adoré le film, de toute beauté à tous les niveaux, drôle, émouvant, poignant, faisant réfléchir... J'ai eu plus de mal avec la BD, non pas sur le fond, qui est le même et reste vraiment passionnant, mais sur le graphisme et l'écriture que j'ai trouvé très fatiguants à lire. Cela reste malgré tout une belle lecture, que je vous conseille si vous ne vous y êtes pas encore plongé.
Quand au film, si vous ne l'avez pas vu, éteignez tout de suite votre ordinateur et courrez vite au vidéo club le plus proche pour le louer, c'est une petite merveille !
Voir sur Allociné la page du film.
26 mai 2009
Tu montes ou tu descends ?
Voici enfin pour vous, chers lecteurs, la cause en images de ma longue longue pause de fin avril :
Tadaaaaam ! THE entrée et THE escalier !
Pfff, mais où ais-je donc la tête ?
Je suis toute retournée, sans dessus dessous, j'ai l'esprit mal tourné, la tête dans les nuages et les pieds pas sur terre...
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Tout est enfin terminé, ouf !
Cela a été un sacré boulot, long et fatiguant, mais je suis absolument ravie du résultat, c'est la plus belle pièce de la maison !!!
Et je remercie de tout coeur, tout d'abord ma chère Anne, grâce à qui la peinture est aussi belle, et mon adorable Toudou qui a sacrifié ses jours de vacances pour poser le papier avec moi, et qui, grâce à sa minutie, sa patience, ses mesures de pro et son sens inné -et acquis !- du bricolage a permis ce résultat au delà de nos espérances ! (et tout ça sans se chamailler une seule fois !).
Quand à vous, amis blogueurs, n'hésitez pas à venir toquer à la porte si d'aventure vous vous égarez jusque dans le grand Nord de la France !
24 mai 2009
Pour le plaisir
Deux tags sur le plaisir,
pourquoi se priver avec un si beau thème ?
Un plaisir des yeux ?
La mer bleue, verte ou grise, le soleil qui joue à cache-cache avec les nuages, les couleurs qui changent à chaque instant, la Bretagne !
Un plaisir que l'on partage ?
Un bon vin bu entre amis, avec un bon repas.
Un plaisir d'enfance ?
Les danerolles de ma Maman !
Un plaisir odorant ?
Le gingembre, la muscade, le curry, le basilic, le thym, toutes les herbes et aromates ! Et mes enfants qui sentent bon le propre. Le linge qui a séché dehors battu par le vent. L'iode, le parfum de la mer. L'odeur des livres, neufs ou anciens. Les vieilles maisons qui sentent le bois, le feu. Du pain de campagne frais. La pipe de mon Papa. La poudre de riz qu'utilisait ma grand-mère. L'odeur d'un melon bien mûr. Ou de fraises des bois. Des chaussures neuves en cuir...
Un plaisir égoïste ?
Lire. Fumer une cigarette. Prendre des cours de piano.
Un plaisir de l'oreille ?
La Traviata. Ou du Mozart.
Un plaisir charnel ?
Croquer délicatement des lobes d'oreilles bien ourlés...
Un plaisir inconnu ?
Ce serait plutôt un fantasme... mais je ne vous dirai rien !
Un plaisir du goût ?
Le caramel au beurre salé, avec des morceaux croquants.
Un plaisir anachronique ?
M'habiller d'un vieux jean et d'un tee-shirt, avec des dessous ultra-chics.
Un plaisir qui ne coûte rien ?
Lire, écrire, rire, regarder mes enfants, voir mes amis... il y en a tant !
Un plaisir à venir ?
Voir mes enfants devenir des adultes. Vieillir au coté de mon mari.
Un plaisir honteux ?
Manger du Nutella en cachette de mon mari et de mes enfants.
Un plaisir hors de prix ?
Un tour du monde en famille.
Un plaisir du toucher ?
Embrasser mes enfants, leur peau douce et chaude, les caresser, les masser, les chatouiller.
Un plaisir de l'esprit ?
Mots croisés, sudoku et énigmes diverses. Et puis la lecture, bien sûr !
Un plaisir narcissique ?
Mon blog !
Un plaisir simple ?
Un dîner en famille pendant lequel chacun raconte sa journée (à la fin du repas, grosse tête, tant c'est bruyant !)
Un plaisir littéraire ?
Relire Les liaisons dangereuses, et plein d'autres livres que j'ai aimés. Ecluser enfin ma LAL, et ma PAL, et puis écumer les librairies et racheter une pile de livres monstrueuse !
Un plaisir défendu
Ce qui peut faire du mal à ceux que j'aime.
Un plaisir surestimé ?
Gagner au loto (moui... enfin, bon je ne serais tout de même pas si mécontente que ça...)
Cécile (du grand nulle part) s'y est collée aussi.
Taggée par Nikette aux doigts de fée :
3 de mes petits plaisirs :
- prendre mon petit déj seule le week-end, dans la cuisine, en lisant un magazine (bête de préférence)
- réussir à jouer mon dernier air de piano sans fausses notes et en rythme (assez rare !)
- écouter mes enfants jouer ou discuter avec les copains quand ils ne savent pas que je suis derrière la porte
Allez, j'en rajoute trois, pour le plaisir !
- prendre mes enfants en photo
- ouvrir la boite aux lettres et y trouver des livres
- lire, eh oui, je n'allais tout de même pas l'oublier, celui-là !
22 mai 2009
La porte des enfers
Laurent GAUDE


En 2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit enfin sa vengeance : il poignarde un client puis le force à monter dans une voiture et s'enfuit avec lui. Arrivé dans le cimetière de la ville, il le traîne à une tombe dont il lui fait déchiffrer l’inscription, puis lui tranche les doigts et l'abandonne. Qui est cet homme, de qui se venge-t-il, et pourquoi ?
Un matin de 1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo est de mauvaise humeur et tire par la main son fils qui risque d'être en retard à l’école. Soudain, une fusillade éclate à un carrefour, et Matteo se jette à terre en couchant contre lui son petit garçon pour le protéger. Mais quand il se relève, il est couvert de sang, le sang de son enfant, atteint par une balle perdue.
Commence alors l'enfer. L'enfer d'une vie sans plus aucun but, l'enfer de la culpabilité, l'enfer des images qui défilent dans la tête, du film de la fusillade qui passe et repasse nuit et jour en pensée, l'enfer de ne plus arriver à parler à sa femme, de chacun se refermer sur sa douleur sans pouvoir tendre la main à l'autre, de bâtir autour de soi ce mur du silence... Mattéo parcourt la ville de nuit, dans son taxi, sans pourtant prendre de clients. Il sait, il sent ce que son épouse GiulianaGiuliana attend de lui : qu'il retrouve les coupables de la mort de leur fils et se venge. Mais il ne s'en sent pas capable, et cela le mine. C'est alors qu'il fait la connaissance dans un café d'un professeur qui soliloque sur les Enfers, leur réalité et la possibilité d'y descendre...
Mattéo entreprend alors un long et terrible voyage que seul l'amour infini d'un père pour son fils rend possible. On le suit ainsi que ses comparses avec une boule dans le ventre, on ressent sa douleur, sa volonté, sa force de vie, on a mal avec lui, mais on le suit parce que ce livre est puissant et passionnant, parce que, à travers la fiction et l'imagination de l'auteur, on touche à la mort, à l'amour, à l'amitié profonde, on côtoie les mythes anciens, les rêves, les peurs les plus folles, on entre dans le monde des Ténèbres... On s'interroge alors sur la place des morts dans nos vies, de nos morts, parents ou amis qui nous ont quitté trop tôt, et sur la trace que nous laisserons quand ce sera notre tour de partir.
Un livre bouleversant, que je relirai probablement un jour. Du grand Gaudé (qui ne fait que de belles choses, et m'impressionne tant il excelle à donner à chacun de ses romans une atmosphère, un contexte différent, tout en gardant un style parfait, mais qui s'adapte à l'histoire). Curieusement cependant, j'ai lu ce livre en décembre dernier, mais je n'arrivais pas à me résoudre à écrire mon billet, que j'ai repris maintes et maintes fois avant d'en être à peu près satisfaite...
Amanda Meire a été bouleversée. Biblioblog sous le charme (mais pas impartial, car fou de Gaudé), Bellsashi a abandonné avant la fin, non pas parce qu'elle n'aimait pas, mais parce que c'était trop dur. Papillon a aimé, Mimienco a mis un coeur ; Stephie a beaucoup aimé, Wictoria a trouvé que c'est un livre formidable et Argantel a adoré...
20 mai 2009
Victime d'un buzz ! (et sûrement pas la seule...)
Je pense que vous êtes nombreux(ses) à avoir été victime comme moi d'un nouveau buzz sur notre belle blogosphère littéraire... Pour ceux ou celles qui ne sont pas au courant, je résume :
Il y a un peu plus d'une semaine, j'ai reçu par l'intermédiaire de Canalblog un mail d'une jeune Chloé, ado qui souhaitait créer un blog et me demandait des conseils. En gentille Lili que je suis, je lui ai répondu de suite, lui distillant quelques infos, idées, bref, toute fière de pouvoir aider une jeunette dans cette belle démarche de blog...
Elle m'a ensuite envoyé un nouveau mail qui m'a pas mal dérangée et auquel je n'ai pas répondu tout de suite, voulant me laisser un peu de temps pour cogiter une réponse intelligente, qui ne la rebute pas et ne coupe pas le dialogue, que je pensais important de maintenir tant cette jeune fille avait l'air paumée, et en même temps en essayant de l'aider, de l'orienter, bref en jouant à la "copine mais qui est aussi une maman et qui dit des choses intelligentes sans saouler"... J'en ai même parlé à mon homme, parce que cela me turlupinait pas mal...
Un autre mail est arrivé entre temps de sa part, auquel je m'apprêtais justement à répondre cet après-midi, quand j'ai vu sur le blog de Roudoudou son dernier billet : Victime d'un buzz !
Le tout dernier mail de Chloé est arrivé juste en même temps, avec un lien sur une vidéo, sur laquelle on voit un homme qui annonce "eh oui, Chloé, c'est moi, c'est un personnage de mon dernier roman...". Je ne sais pas si c'est lui ou son éditeur qui a eu l'idée de ce coup médiatique, mais j'ai marché dans la combine, je me suis fait avoir comme une bleue !
En même temps, je suis un peu dépitée de m'être laissée couillonner comme cela (il n'y a pas d'autre mot !), mais je reconnais que pour faire parler de son livre, cet auteur a réussi son coup...
Le mot de la fin : Au début un peu partagée entre énervement et admiration, je ne savais pas trop quoi penser de cette manipulation que je venais de subir. Mais comme l'auteur a la délicatesse de m'offrir le livre, et comme j'ai trouvé son mail très courtois, je suis plutôt contente du dénouement de l'histoire. Mais j'en entends d'ici qui vont crier à la "Manipulation des blogueurs !". Personnellement, j'accepte les livres cadeaux que l'on me propose (sauf si le livre ne me plait pas, je ne suis pas maso tout de même !) et je me sens malgré tout tout à fait libre d'en faire la critique que je veux et d'en dire du mal si je n'ai pas aimé, donc je ne me sens pas redevable du tout vis à vis des auteurs ou des éditeurs...
La morale de l'histoire : attention à internet ! Même nous, adultes censés être intelligents, avertis et prudents, pouvons nous faire manipuler hyper facilement, c'est donc bien sûr encore plus vrai (et plus dangereux) pour nos enfants !
Qui d'autre s'est fait avoir ?
Qui n'a pas marché dans la combine ? (n'est pas aussi pomme que moi...)
Ici, tous les échanges de mails in extenso : Buzz_Chlo_
Lien pour la vidéo et site de l'auteur
18 mai 2009
Expiation
Ian Mc EWAN
Briony est une petite fille anglaise de treize ans qui, en cet été torrible de 1935, a trouvé sa vocation : elle sera romancière. Pour elle, écrire est un moyen de comprendre la vie et ceux qui l'entourent et elle pense être assez mature pour transposer sur le papier sa vision du monde, qu'elle croit lucide et pertinente. Mais Briony reste une enfant malgré tout et lorsqu'elle est confrontée à la vision de sa soeur Cécilia avec Robby, le fils de la domestique, elle est terriblement choquée et va, par son attitude, provoquer une tragédie.
Le charme buccolique de la campagne anglaise est alors teinté de drame. Un viol, des accusations, un innocent comdamné, des yeux qui se ferment, une famille qui se déchire... ainsi le destin de plusieurs êtres est marqué par les affabulations et le mensonge d'une enfant.
La famille s'éparpille et chacun s'adapte comme il peut aux conditions de vie difficiles puisque la guerre sévit en Europe. Mais le destin fera se rencontrer à nouveau Briony et sa soeur, ainsi que Robby dont nous suivons le terrible itinéraire. Briony, en brisant le bonheur de sa soeur a également perdu son innocence et sa joie de vivre. Pourra-t-elle, plus tard, remonter le fil du temps et se faire pardonner ? Est-il possible de réparer les dégats causés sur les êtres par le repentir, même s'il est sincère ? Peut-on expier un mensonge fait dans l'enfance ? L'amour est-il plus fort que tout ?
J'ai dévoré ce roman d'une traite, tant le style m'a plus, de même que l'histoire de cette famille déchirée sur la foi d'un serment d'enfant. Un vrai bonheur de lecture, détendant mais qui fait réfléchir. Je n'ai pas vu le film, mais suis très tentée de le visionner prochainement.
Extrait :
« Les répétitions gênaient aussi son sens de l’ordre. Le monde contenu qu’elle avait défini avec des lignes nettes et parfaites avaient été défiguré par les gribouillis d’autres esprits, d’autres besoins ; et le temps lui-même, si facilement divisé sur papier en actes et en scènes, s’écoulait à présent de facon incontrôlable. Sans doute qu’elle n’aurait plus Jackson jusqu’après le déjeuner. Léon et ses amis devaient arriver tôt dans la soirée, peut-être même plus tôt, et la représentation devait avoir lieu à sept heures. Et il n’y avait pas encore eu de vraie répétition et les jumeaux ne savaient pas jouer, ni même énoncer, et Lola avait volé le role qui revenait de droit à Briony, et rien ne pouvait être organisé, et il faisait chaud, ridiculement chaud. Opprimée, la jeune fille s’agita et se leva. La poussière des planches avait sali ses mains et le dos de sa robe. Perdue dans ses pensées, elle s’essuya les paumes sur le devant de sa robe tout en allant vers la fenêtre. La facon la plus simple d’impressionner Léon aurait été d’écrire pour lui une nouvelle, de la lui remettre elle-même entre les mains, et de l’observer pendant qu’il la lisait. Les lettres du titre, la couvertures illustrées, les pages reliées—dans ce mot même, elle ressentit l’attrait du format net, limité, et contrôlable qu’elle avait abandonné en décidant d’écrire une pièce. Une nouvelle était directe et simple, n’autorisant rien à s’interposer entre elle-même et son lecteur—pas d’intermédiaires avec leurs ambitions personnelles et leur incompétence, pas de pression de temps, pas de limites de ressources. Dans une nouvelle, vous n’aviez qu’à souhaiter, vous n’aviez qu’à mettre sur papier, et vous pouviez posséder le monde ; dans une pièce, vous deviez vous débrouiller avec ce qui se présentait : pas de chevaux, pas de rues de village, pas de bord de mer. Pas de rideau. Cela semblait si évident à présent qu’il était trop tard : une nouvelle était une forme de télépathie. En inscrivant des symboles sur une page, elle pouvait envoyer des pensées et des sentiments depuis son propre esprit jusqu’à celui de son lecteur. C’était un procédé magique, si ordinaire que personne ne s’était penché dessus pour s’en émerveiller. Lire une phrase et la comprendre étaient une seule et même chose; comme en faisant un signe du doigt, il n’y avait rien entre eux. Il n’y avait pas d’intervalle pendant lequel les symboles étaient interprétés. Vous disiez le mot château, et le château surgissait, à une certaine distance, avec des bois de plein été étalés devant, l’air bleuâtre et doux avec de la fumée s’élevant de l’atelier du forgeron; et une route pavée se déroulant dans l’ombre verte. . . »
Keisha a beaucoup aimé, de même que Lilly qui l'a lu deux fois.
16 mai 2009
Mise en boite
Rien à dire aujourd'hui...
si ce n'est que je n'ai plus le temps de rien et que la couture, mes perles et autres fanfreluches s'entassent sans que je m'en occupe, que j'ai au moins 10 lectures en retard à partager avec vous, qu'il fait un temps de cochon et un froid de canard... mais tout de même, ma cage d'escalier est en fin terminée et je vous montrerai bientôt les photos !
Montage photo envoyé à Servanne pour son album sur nos boites.
14 mai 2009
Masse critique revient !
Courrez vous inscrire à cette nouvelle cession de Masse Critique organisée par Babelio !
Un énorme choix de livres, il y en a pour tous les goûts...
Le règlement : "La règle est toujours la même : vous choisissez dans notre liste les titres dont vous aimeriez faire la critique, et si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. Charge à vous de le lire et de nous dire ce que vous en avez pensé (en bien ou en mal) sur votre blog et sur Babelio, idéalement dans le mois qui suit (plus vite paraissent les critiques, plus vite nous pouvons organiser l’édition suivante…)
Pour cette nouvelle édition, nous battons un nouveau record, avec 100 titres différents issus de 21 maisons d’éditions, qui font un total de 452 livres à distribuer !"
12 mai 2009
Des nuages chez moi !
Vous vous en êtes surement rendu compte, depuis le temps que vous me lisez, fidèles ami(e)s, j'ai un peu la tête dans les nuages... parfois !
Admirez donc ce nuage superbe, cadeau de Calepin que je remercie de tout 
car je n'aurais jamais su me dépatouiller avec le tuto...
Voici donc les mots qui reviennent le plus sur mon blog dans les messages des derniers mois (serait-ce que je me répète et que mon vocabulaire n'est pas si étendu que ça ???). Calepin a réussi a reproduire les couleurs fétiches que j'utilise, je suis ravie du résultat !
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Merci Calepin !!!!!















































