Les lectures de Lili... Et un peu de ma vie aussi...

Ce que j'aime, ceux que j'aime... Un peu de tout, en vrac, et suivant mes humeurs...

31 mai 2008

J'avoue, j'avoue tout !

Certains d’entre vous me connaissent déjà depuis longtemps, d’autres m’ont découverte il y a quelques mois seulement à l’ouverture de ce blog, mais je pense que, au fil de vos lectures, tous, vous vous en doutez…

Et il faut maintenant que je vous le dise en face. Par honnêteté vis à vis de vous. Et vis à vis de moi-même aussi.

Oui, j’avoue, et je l’assume, je suis une…

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Légendaire Casse-pieds Acharnée

Laissée pour compte Cafardeuse Alcoolique

Lymphatique Cendrillon Ascète

Laide Caricature Absurde

Lucide Call girl Aphrodisiaque

Lueur Cyclothymique Ardente

Lesbienne Canonissime Abandonnée

Lugubre Cervelle Affabulatrice

Langoureuse Calculatrice Aventurière

Liftée Calamité Adultère

Lascive Crétine Analphabète

Lilliputienne Caboche Anxiolytique

Lourde Catastrophe Anachronique

Langue de pute Caractérielle Abjecte

Lapine Chaude Acnéique

Libertine Catin Autocrate

Linotte Cafteuse Avare

Lumineuse Cafouilleuse Abusive

Lili Complètement Alamasse…

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NON ! Non, enfin, voyons… tout de même, j’ai des défauts, oui, comme vous tous, mais, non, non… (quoi que, le dernier ne soit pas faux, faux…)

Non, je suis une…

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LCA

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Je vous entends, de loin, ceux du moins qui ne font pas encore partie de la grande famille bloguienne (blogusienne, blogatale, blogalienne, blogutienne, blogante ???) et qui n’ont pas encore été contaminés :

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« Mais qu’est-ce qu’une LCA ?

Est-ce une maladie honteuse,

un défaut héréditaire,

un secret de famille,

un métier, une secte ???? »

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LCA ? Rien de tout cela, ou bien tout cela à la fois, parfois…

Grâce à de nombreuses blogueuses, atteintes avant moi, et notamment à Allie, je peux vous expliquer le (grave) syndrome qui m’atteint :

1- Le LCA ne peut s'empêcher de noter TOUS les titres qui lui font envie

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Voir ma LAL… qui n’est malheureusement pas complètement à jour, car je note toujours un tas d’infos, tout le temps, et partout…

Accumulation de post-its que je retrouve collés sur divers objets, de bouts de papiers déchirés au fond de mon sac à main, dans les poches de mes jeans, de livres dont j’ai lu le titre sur une affiche, en feuilletant un magazine, dont j’entends parler à la radio, en voiture, ce qui manque parfois de causer le carambolage du siècle, quand, tenant le volant d’une main, un œil rivé sur la route, et l’autre œil sur le siège passager, de l’autre main je farfouille frénétiquement à la recherche d’un bout de papier, d’un crayon, pour vite, noter l’auteur, le titre, l’idée…

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2- Le LCA devrait, par principe, ne plus être admis dans les librairies. Il y vide régulièrement son portefeuille et ne peut s'empêcher d'être attiré par la grande majorité des livres qui s'offrent à lui. Il ressort rarement de la dite librairie les mains vides. Il fait la joie des libraires

Même pas vrai. La semaine dernière, je n’ai acheté QUE 4 livres, dont 2 pour le cadeau de ma future swapée. Il y a quinze jours, seulement 2, et en plus, des poches ! Le mois dernier, juste quelques uns commandés sur la Fnac… (En fait, j’avais besoin d’un livre, pour un cadeau, et je suis repartie, quelques clics plus tard, avec 8 ouvrages… mais la moitié était en promo, une affaire !)…

Ma PAL ne compte QUE 67 livres. Ma LAL, elle, s’allonge de jour en jour depuis que je suis une blogueuse frénétique accrochée à sa souris, et que je note tous les bons conseils que je lis chez vous autres : je le savais : C’EST DE VOTRE FAUTE !

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Cependant, j’avoue ! C’est vrai, que j’ai du mal à m’en empêcher. J’aime les librairies, les petites, les grandes, les commerciales avec des néons qui clignotent et des têtes de gondole comme à Carrouf, les toutes vieilles qui sentent le renfermé, avec des livres poussiéreux qui resteront là des années, celles où le libraire a tout lu et peut vous conseiller, celle où l’on ne trouve personne pour un conseil et où on doit se débrouiller par soi-même, se laisser happer par les livres…

Je les aime toutes, passionnément, depuis des années. Mon banquier, lui, ne les aime pas du tout…

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J’aime fureter au long des rayons, je suis capable d’y passer des heures… Mes cinq sens sont en alerte, et tous comblés. Après avoir repéré les titres qui m’attirent, je lis quelques 4ème de couverture, j’ouvre souvent les livres au hasard, et vole quelques phrases à l’histoire en cours, j’essaie de sentir l’atmosphère, les personnages. Je sens aussi les livres, je mets vraiment mon nez dedans ! l’odeur du papier neuf, celle de l’encre, odeurs toutes différentes suivant les collections, les éditeurs. Je les touche aussi, je caresse du bout des doigts les feuilles serrées et les couvertures glacées ou rugueuses, le grain du papier, sa couleur, son épaisseur. Et là, les mots lus résonnent à mes oreilles et font écho dans mon cœur s’ils sont beaux, et je me délecte, me gargarise, me nourrit de ces lignes lues…

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3- Le LCA parle de son blog, de ses lectures, de ses copains de la blogosphères à tous ses amis. Certains le croient toqué et se posent des questions sur son état mental. Le LCA s'en fout.

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Mon homme lit à peu près 1 livre en 2 ans, et le dernier (un Vargas), il n’a jamais pu le terminer…

J’en ai lu 77 en 2007… enfin, ceux que j’ai notés ! Le soir, dans le creux du lit conjugal, mon homme me demande régulièrement « il est bien ton bouquin ? » et, souvent, je me tourne vers lui, et commence à lui raconter l’histoire, les personnages, le style… mais… parfois, il s’endort…

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Je peux lire jusqu’à 3 heures du matin, en voiture, en train, dans un car bondé avec des enfants qui crient tout autour, je peux lire sur une route de montagne, en cuisinant, dans mon bain, dans mon lit, devant la télé, dans mon sac de couchage à la lueur de la lampe de poche en plein désert, en déjeunant, en donnant le biberon, en boite, en marchant dans la rue, au bureau avec un livre caché dans un tiroir… partout !

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J’ai toujours un livre pas loin, dans mon sac, dans la voiture, au bureau, dans la cuisine, dans l’entrée, sur ma table de nuit, au cas ou il faille attendre plus de deux minutes…

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Il faut que je dise tout ? Tout, tout, tout ? J’avoue donc aussi que je suis une menteuse : parfois, si « on » me demande, je dis que le livre vient d’une amie, que c’est un cadeau, ou alors qu’il fait partie de la tournante de copines, ou alors que j’ai fait un échange avec un autre livre, ou que c’est un cadeau publicitaire, ou que je l’avais déjà et qu’il était caché… Parfois, je n’ose pas dire que j’ai dépensé 88 € pour… du papier avec un peu d’encre dessus !

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4- Le LCA achète et note plus de livres qu'il ne pourra jamais lire dans toute sa vie

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Non, c’est faux : j’ai prévu de vivre très longtemps, et de mourir très, très, très vieille.

Mais je crois cependant que c’est vraiment une maladie, un syndrome de je ne sais quoi, un truc psycho-dingo que je n’ai pas résolu en grandissant… J’aime avoir. J’aime posséder. Des livres, des objets, des trucs à moi, à MOI, que je ne prête pas, que je ne donne pas, que je ne jette pas… Cela va des fringues aux livres, en passant par les vieux papiers, les photos, les bidules qui pourraient servir un jour, les amis, autrefois les amants. Mon homme dit que je suis matérialiste, et c’est vrai.

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(Voir chanson trop drôle des Castafiore Bazooka « c’est à moi » qui fait hurler de rire les enfants ; demander à Saab, la pro de musique, qu’elle trouve un lien quelque part !)

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Pendant très longtemps, je ne pouvais pas prêter mes livres, impossible, l’angoisse totale si on me demandait un bouquin ! (« ah, pas d’booool, justement, oui, justement je suis en train de le relire, je dois le donner à Maman, il n’est pas à moi, il faut que je le rende… »).

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Je détestais aller à la bibliothèque. Beurk, toucher, senti, lire des livres que des centaines d’inconnus avant moi avaient manipulés… Mais, période de vaches maigres oblige, et l’envie de lecture étant toujours là malgré les finances à plat, je me suis résolue à arpenter les biblios, et depuis, j’adore ! J’aime sentir qu’un livre a vécu, qu’il a été aimé, ou maltraité, que d’autres avant moi ont pleuré ou ri, ont vibré pour les mots, je me sens membre d’une grande famille, une Lectrice.

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Maintenant, j'ai 2 bibliothèques tournantes de copines, qui pourvoient largement mes envies de nouveautés, et je vais toutes les 3 semaines à la bibliothèque municipale du coin, mais, malheureusement, cela ne m'empêche pas de passer au Furêt, à la Fnac, à la petite librairie derrière l'église, au point presse d'à coté... et donc, donc, donc, oui, j'ai quelques livres d'avance, qui m'attendent, au cas ou, entre mon boulot, mes trois enfants, mon mari, ma maison, mes amis, j'ai un peu de temps libre...

 

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Quelques remèdes, glanés chez Flo :

1. Eviter les librairies et les bibliothèques

2. Militer pour la mise au point et le remboursement du patch "anti-achat/emprunt compulsif de livres"

3. Relire tous les matins la phrase pleine de vérité de Lou : "le lecteur compulsif n'admet pas sur le moment son incapacité à lire tout ce qu'il a choisi..."

4. Oublier de se justifier avec la phrase d'Oscar Wilde qui dit que : "Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder." Il peut se tromper ...

5. Arrêter de croire que sa PAL va diminuer. Il faut parfois faire le deuil d'idées fausses...

6. Ne pas participer à des concours de PAL qui flattent l'ego dans le mauvais sens en nous faisant croire que celui qui a la plus haute mérite des éloges alors que c'est seulement le cas le plus grave. Ne pas croire que parce qu'on n'a pas gagné, on est sauvé : rester humble !

7. Se faire accompagner avant d'entrer dans une librairie soit par un non-lecteur, soit par une personne que l'on connaît peu afin de ne pas oser se livrer à des débordements nuisibles à notre réputation

8. Sortir sans moyens de paiement

9. Ne pas avoir de stylo ni de papier lors de sa tournée des blogs livres.

10. Relire sa LAL régulièrement afin de procéder à un toilettage : des titres notés sous le coup de l'impulsion peuvent ne plus nous faire envie quelques mois plus tard. Or si on traite ce problème au niveau de la LAL, on limitera les dégâts au niveau de la PAL, plus difficile à élaguer. Une fois les livres chez nous, on ose plus difficilement les mettre à la porte ...

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Dites, ça marche pour vous ?

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30 mai 2008

Quand Marc sortit son chien ce soir-là...

Quand Marc sortit son chien ce soir-là, il décida sans raison, sur un coup de tète, de changer d'itinéraire. L'air était frais, mais empli de senteurs nouvelles. Le soleil printanier avait réveillé la nature et les insectes voletaient dans la pénombre, ivres encore de l'effervescence et de la chaleur de la journée.

Donald trottait devant lui, heureux de  cette sortie nocturne. Donald ! Après toutes ces années, un four rire le prenait encore parfois ; affubler un chien d'un nom de canard, c'était d'après son épouse du dernier ridicule, mais le nom s'était imposé à son esprit quand il avait découvert le jeune chien dont le museau tout jaune avait du traîner dans quelque poubelle, l'air penaud et pataud, le regardant avec de grands yeux affectueux. Donald, qui l'avait choisi, lui. Il s'était attaché à l'animal plus qu'il ne l'aurait supposé et l'habitude de cette promenade nocturne, devenu rituel les remplissaient tous deux, l'homme et le chien, d'une allégresse non dissimulée, ce qui faisait rager sa femme.

Perdu dans ses pensées, il continuait de marcher tranquillement, tirant sur sa pipe de temps à autre, quand soudain, un grognement de Donald retint son attention : le chien s'était arrêté, tous poils dressés, et grognait sourdement, mais pas méchamment, non, on aurait dit plutôt qu'il était intrigué. Marc s'approcha du chien, posa sa main sur sa tète pour le calmer et scruta la pénombre face à lui. Ils étaient arrivés près du vieux pont, dont il discernait les parapets.

Son regard fut soudain attiré par une ombre, un mouvement. Le chien également avait flairé quelque chose car il jappa brièvement. C'est alors que marc vit ce qui avait attiré l'attention de Donald, ou que ses yeux comprirent ce qu'ils avaient enregistré. Un homme était à c califourchon sur le parapet du pont et semblait se pencher dangereusement v ers le vide. Un frisson d'effroi parcouru Marc Cet homme allait-il sauter, plonger dans l'eau glacée, se perdre dans les remous vers une mort certaine ? Cela ne pouvait pas être, non, cet homme ne devait pas mourir. Alors Mars s'avança sur le pont, son chien aux pieds, et approcha doucement de l'homme, priant seulement pour que celui-ci ne soute pas sous son nez : il serait alors obligé de lui venir en aide et de plonger à son tour dans la rivière... Non il fallait à tout prix empêcher cet homme de se jeter dans le vide, il devait l'aider. Le chien avait flairé le désespoir et la douleur. il est fascinant de constater comment les animaux sentent mieux que nous, pauvres hommes, les sentiments et les pensées des êtres qui les entourent. Il s'approchait à pas légers de l'homme, toujours à califourchon de dos et lorsqu'il arriva  à ses cotés, lui lécha la main et s'assit à ses pieds.

"Laissez-moi" Il avait parlé. Pour leur dire de partir, certes, mais il avait brisé le silence et en leur adressant la parole, entamé un échange, un dialogue. Il fallait seulement maintenant lui répondre, le faire parler encore, l'écouter. Curieusement, alors que le souvenir de cette soirée reste terriblement vivace dans la mémoire de Marc, il ne peut se remémorer le dialogue qui suivit avec cet homme, ce qu'il lui avait dit ni qu'elles avait ent été ses réponses. Il se souvient seulement que la main de l'homme caressait le chien et que Donald se laissait faire, léchant de temps à autre cette main nouvelle. Ils avaient parlé longtemps. De tout, de rien, de la vie. D'amour de mort , d'enfants de déceptions, de joies. Les mot avaient résonné dans l'aire sombre autour d'eux, s'étaient écoulés comme un fleuve, comme le flot de la rivière dans laquelle cet homme voulait mourir.

Plus tard, très tard, ils étaient partis, tout les trois, les deux hommes et le chien. Ils avaient quitté le point et marché en direction du centre. Et puis ils s'étaient séparé, juste comme cela, simplement, comme deux amis. Au revoir, porte-toi bien. Et Donald avait suivi l'homme qui s'éloignait. Le chien s'était frotté contre lui, comme pour lui dire au revoir et avait suivi cet étranger sans se retourner, le laissant seul sur la route, sa pipi froide à la main, un peu endormi, hagard, pas très sur d'avoir réellement vécu ces heures ou de les avoir rêvées. Il s'en était retourné chez lui, sa femme l'attendait, elle était inquiète, lui fit des remarques sur l'heure tardive, et ne le crut jamais complètement quand il lui raconta toute l'histoire et le départ volontaire du Donald. Elle ne savait pas quoi imaginer d'autre, mais cette aventure était cousue de fil blanc ! mais lui, Marc, savait. Ce chien qui avait un jour débarqué chez lui, qui l'avait choisi, ce chien fidèle affectueux et intelligent l'avait quitté pour donner son amour à un inconnu, qui en avait besoin. Il était triste, il n'avait plus de chien, mais il comprenait. Et il était fier. Grâce à lui et à Donald un homme désespéré avait choisi cette nuit-là de vivre plutôt que d'en finir. La vie avait gagné contre la mort.

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29 mai 2008

Masse Critique de BALELIO

Logo Babelio

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Babelio est un nouveau site destiné aux amateurs de livres en tous genres. Il vous permet de créer une bibliothèque virtuelle pour classer et partager vos lectures favorites.

Voici  ce qu'on peut lire sur leur site :

Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique, bonne ou mauvaise, comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça.

Comment ça marche précisément ?

1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par des éditeurs partenaires.

2- Pour participer, il vous suffit d’être membre de Babelio et de tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com )

Pour de bêtes raisons postales, nous limitons pour l’instant l’opération aux membres français, suisses et belges. Nous espérons pouvoir changer ça à l’avenir.

3- Vous choisissez dans la liste un ou plusieurs livres que vous souhaiteriez recevoir ou critiquer.

4- Nous sélectionnons par tirage au sort les membres gagnant le droit de recevoir les œuvres et nous les leur envoyons dans un joli paquet cadeau.

5- Les membres s’engagent à lire le livre et à en publier une critique dans le mois qui suit sa réception. La critique devra être publiée à la fois sur Babelio et sur votre blog.

PS : Nous invitons les éditeurs désireux de participer à l’opération à nous contacter à l’adresse contact AT babelio com.

J'ai trouvé ça sympa, je me suis inscrite, je vous en dirai plus quand j'aurais reçu un livre de ma sélection (très vaste).

Posté par liliba à 23:15 - Vrac, humeurs et fourre-tout... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2008

Intrigue à l'anglaise

Adrien GOETZ

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Résumé du livre

Trois mètres de toile en lin manquent à la tapisserie de Bayeux, décrivant les derniers rebondissements de la chevauchée de Guillaume le Bâtard, conquérant de l'Angleterre. Quand ont-ils disparu ? Que représentaient-ils ? Les historiens l'ignorent. Une jeune conservatrice du Patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein dans son poste, au musée de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodo al-Fayed disparaissent sous le tunnel du pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée, se déroule l'histoire secrète de la tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu'à ces jours tragiques de 1997. Pourquoi Dominique Vivant Denon avait-il fait venir à Paris, sous Napoléon, celle qu'on appelait la 'Tapisserie de la reine Mathilde' ? Le duc de Windsor avait-il emporté avec lui les fragments qui manquent ? Plus troublant encore : que signifie l'ordre donné au général von Choltitz de faire exfiltrer la tapisserie de toute urgence vers Berlin, en août 1944 ? La solution se trouve peut-être dans une île anglo-normande où le dernier Lord Contevil, excentrique qui se prétend descendant du demi-frère de Guillaume de Normandie, a attiré Pénélope pour lui faire expertiser les trois morceaux de tissu qu'il garde comme des reliques.

Intrigue à l'anglaise a été récompensé en 2008 par le prix Arsène Lupin.

J'ai commencé ce livre l'eau à la bouche, mais... n'ai pas pu dépasser une cinquantaine de pages... Quel domage, car le fond de l'histoire, la disparition de la tapisserie, devenue l'enjeu d'un polar moderne, me tentait vraiment. Je n'ai malheureusement pas accroché au style de l'auteur, trop foisonnant, un peu fouilli, bref, qui m'a vite fatiguée... Du peu que j'ai lu, je n'ai pas vraiment compris ce que Diana venait faire dans l'histoire (mais je me suis arrêtée à peu près à ce moment), j'avais plus l'impression de lire la presse people qu'un roman...

Abandon, donc... je ne suis pas très fière de moi dans ces cas là !

Ceci dit, mes amies de mon club de lecture l'ont lu, et même si elles émettent également quelques réserves quand au style de l'auteur (journaliste, le ton est donc très alerte, et très informatif), elles ont terminé ce roman et ont beaucoup apprécié l'intrigue.

Posté par liliba à 17:22 - Je ne lirai pas ! (pas envie, pas pu...) - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2008

Prix Lire-Elire

Pour ceux qui sont dans la région, je vous propose une sortie culturelle :

20ème PRIX LIRE-ELIRE 2008

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Le 20ème PRIX LIRE-ELIRE des Bibliothèques pour Tous Nord-Flandre, organisé du 8 Décembre 2007 au 30 avril 2008 pour promouvoir les jeunes auteurs a été décerné à Florence NOIVILLE pour son roman : La Donation

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La remise officielle du 20ème PRIX LIRE-ELIRE 2008 aura lieu

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le jeudi 7 juin 2007, à partir de 17h

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à la Halle au sucre, à Lille (avenue du Peuple Belge)

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au cours d'une petite réception où l'auteur sélectionné sera reçu, ainsi que les lecteurs et les bibliothécaires qui ont aimé ce livre.

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Seront présents les anciens auteurs des Prix Lire-Elire : Alice Ferney, Daniel Picouly, François Bizot, Claire Tristan, Bertrand Godbille, et Marina Vlady....

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La donation : Florence NOIVILLE, Stock, 125 pages, 13 €

ladonation« A 40 ans, la narratrice se rend en province chez un notaire pour bénéficier d’une donation de la part de ses parents. Ce qui ne devrait être qu’une petite formalité juridique provoque chez elle un retour sur elle-même et son enfance. Elle se rend compte qu’en fait, plus qu’une donation il s’agit de la transmission de beaucoup plus qu’un bien matériel…

Peut-il y avoir une corrélation entre la maladie de sa mère, qui a toujours souffert de psychose maniaco-dépressive, et la façon dont elle-même a mené jusqu’ici sa propre vie, envisagé son parcours professionnel, élevé ses enfants ? Se peut-il qu’un simple gène défaillant dans un cerveau qui n’est pas le vôtre conditionne non seulement votre existence et votre personnalité, mais aussi, peut-être, celle d’une partie de votre descendance ? Est-ce cela aussi l’héritage, la " donation " ? Vient-on au monde avec l’histoire de ses parents ? Le récit s’articule autour d’un va-et-vient dans le temps où les images du passé s’éclairent à la lumière du présent. »

Florence NOIVILLE est née à Boulogne Billancourt en 1961.Après HEC et Sciences-Po, elle abandonne la finance pour le journalisme. Elle entre chez Bayard Presse puis au Monde où elle est aujourd'hui rédactrice en chef adjointe au Monde des livres. Elle est également auteur d'une dizaine d'ouvrages pour la jeunesse, La Donation est son premier roman.

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PROGRAMME

17h

Accueil

Séance de dédicace des auteurs

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Cette année plusieurs lauréats des années précédentes seront présents : Claire TRISTAN (2007), Bertrand GODBILLE (2006), Marina VLADI (2202), Alice FERNEY (1998), Daniel PICOULY (1996)

18h

Table ronde animée par Elise FISCHER

19h

Remise du 20ème prix Lire Elire

Présentation de l’auteur – Débat

20h

Cocktail

Séance de dédicaces

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un contact : www.cbpt-nf.fr

Les années précédentes, auteurs élus :

2006  Bertrand Godbille  - Los Montes  (Anne Carrière)

2005  Arièle Butaux  - La Samouraï  (L'Archipel)

2004    Sylvain Estibal  - Le Dernier Vol de Lancaster  (Actes Sud)

Posté par liliba à 11:22 - Théatre, Cinéma, Sorties, Musique... - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

La folle journée de Madame Lilette

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé, ou avec des situations ou lieux connus est purement désirée par l'auteur, qui prend ses responsabilités et tient à ce que tous sachent ce qu'est la vie, la vraie d'une femme des années 2000...

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Afin que nos lecteurs retrouvent rapidement leurs points de repère, nous nous permettons, avant d’entamer le cœur du récit, de vous rappeler quelques détails concernant Madame Lilette :

Madame Lilette est une jeune femme de 41 ans (oups, déjà passé 40, comme le temps passe, et dire qu’elle a l’impression d’avoir toujours 30 ans…), mariée à un homme charmant mais fou de boulot et souvent absent, et mère de trois jeunes enfants, drôles, vifs et intelligents (tout leur mère), mais assez désobéissants, agités et fatigants (leur père…).

Madame Lilette travaille à mi-temps pour échapper aux réunions tupperware organisées par ses copines. Elle occupe également son temps avec du menu bricolage et de la couture (quand elle en a le temps, elle crée elle-même de ses petits doigts agiles de fort jolis sacs, écharpes, accessoires pour enfants, bijoux… qu’elle vend lors de folles journées portes ouvertes avec d’autres amies bricoleuses. Notez bien qu’elle refuse encore pour l’instant de faire du macramé et de la peinture sur soie… ).

Elle fait partie de deux clubs de lecture de copines (2 heures de piapias et ½ heure de discussion sur les livres lus durant le mois écoulé), des gâteaux faits maison, du rosé ou de la bière fraiche, de quoi donner envie à toutes de lire plein de livres, et surtout l'occasion de partager un bon moment entre filles. Elle voudrait remonter un club d’écriture, et cherche des participants.

Elle s’est inscrite à un cours de gym, et essaye d’y aller deux fois par semaine (d’ailleurs, elle est très fière, car ses efforts sont récompensés, elle a déjà des abdos et son postérieur se raffermit à vue d’œil…).

Depuis peu, elle a commencé un bilan de compétences et tente donc d'y voir un peu plus clair dans sa vie professionnelle.

Elle… disons qu’elle est assez active !

Nous ne parlerons pas ici du ménage, repassage, courses, lavage, récurage, devoirs des enfants, consolage, engueulage, rangeage… qui sont bien évidemment le lot de toute mère de famille qui se respecte…

Commençons donc, après ce rappel rapide, le récit de la semaine de Madame Lilette :

Lundi

Le lundi, personne ne sait pourquoi, est toujours difficile (« ça va ? comme un lundi…"). Pas pour Madame Lilette ! Après un week-end souvent éprouvant face à ses 3 monstres (mari au boulot, elle, seule avec les enfants qu’il faut occuper, ballader, voiturer à droite et à gauche, séparer quand ils se battent…), elle se réjouit de pouvoir enfin retourner au bureau, d’être au calme, avec des gens civilisés et polis, de discuter avec des adultes, de parler sans hurler, bref de redevenir autre chose qu’une poissonnière à domicile (sans l’odeur, mais avec la voix qui va avec !).

Ce lundi matin, après avoir houspillé les enfants pour :

-          qu’ils s’habillent tout seuls

-          rangent leur chambre

-          se brossent les dents

-          ne s’arrachent pas les cheveux

-          mettent la table du petit dèj

-          ne renversent pas leur bol

-          ni ne fassent tomber leur tartine de miel (coté miel) sur le sol

-          arrêtent de crier dès le matin, c’est pas une vie des enfants qui passent leur temps à se chamailler

-          mettent leur blouson, non pas celui en coton, il fait froid en ce moment, mets celui-là, non je te dis, mais obéis bon sang, et cela ne sert à rien de pleurer, mets ton blouson ! ton blouson, tu l’as mis ? ton B-L-O-U-S-O-N !

-          mettent leurs chaussures (même cinéma que pour le blouson)

-          n’oublient pas leur cartable / sac de gym (c’est bien le moment de tout ouvrir pour vérifier si on n’a rien oublié…)

-     cessent de donner le cahier de correspondance à signer toujours le matin quand on doit partir

-          arrêtent de se battre

-          ne décrochent pas leur ceinture en voiture

-          se TAISENT…

elle les « jette » enfin à l’école. Mais ce n’est pas fini, elle ne peut pas leur faire juste un baiser tendre (et rapide, déjà 8h26 et je bosse à 8h30, moi, suis en retard tous les matins, vais finir par avoir des problèmes avec mon boss… -il faut préciser que le boss actuel de Madame Lilette est son cher et tendre et bien aimé époux – parfois moins cher et tendre après une journée de travail ;;;-), il faut encore câliner sa fille, faire des bisous au doudou du plus petit, refaire un autre bisou, et puis un autre… et elle peut enfin quitter l’école en courant, pas même le temps de discuter avec les copines…

Bon, c’est pas tout, ça mais j’ai un métier, moi ! La voilà qui slalome entre les voitures, fulmine contre tous ces peignes culs qui n’avancent pas, profite du feu rouge pour mettre son rouge à lèvres, arrive enfin, déjà épuisée par ce début de matinée. Il n’est que 8h45, et il faudra tenir toute la semaine…

Au bureau, Madame Lilette devient tout à coup très professionnelle, elle arrête de jurer comme un charretier, se tient droite, répond par phrases courtes, bien construites et intelligibles, fait ce qu’on attend d’elle et plus encore, en un mot, elle se rend indispensable, discrète et efficace (elle dirait plutôt qu’elle s’éclate, sauf que son boulot n’est plus vraiment ça, mais bon, on ne peut pas tout avoir, un emploi du temps extra souple et un boulot constructif ou l’on est reconnu…).

Enfin, elle bosse. Euh, en fait, pour être honnête, elle passe surtout pas mal de temps à écrire des mails à ses copines, à réviser ses cours d’espagnol, qui n’ont rien de professionnel… à surfer sur internet, et à faire des pauses cafés avec les collègues… mais il lui faut tout de même faire quelques horaires derrière son ordinateur pour justifier ses émoluments…

Elle fait donc tourner ses méninges jusqu’à 16h00, puis file en vitesse à l’école chercher ses enfants, rentre à la maison pour les faire goûter, avant qu’ils ne repartent toujours en vitesse au cours de judo. Là, pur instant de bonheur pendant une heure. Elle est assise sur un banc, certes inconfortable, mais peut à loisir soit se plonger dans son bouquin, soit admirer sa progéniture en train de courir sur le tatamis. Son cœur de mère fait des bons de fierté quand les petits se retournent pour lui faire coucou, et surtout quand le petit lui dit, toutes les 5 minutes : t’as vu Maman z’y arrive bien, t’as vu, hein ? Bien sûr, les siens sont les plus beaux, les plus doués, les plus agiles, les plus fins… dommage qu’ils soient aussi souvent les plus casse-pieds !

Fin de la pause bonheur, retour dans la dure réalité. Rhabillage des 2 enfants en vitesse, au pas de course vers la voiture (comme par hasard, il s’est mis à pleuvoir entre-temps), demi-tour au club, y’en a un qui a oublié son sac, voiture, course-poursuite à travers les rues de la ville pour rentrer à la maison et nourrir tout son petit monde. Cette année, Madame Lilette n’a heureusement plus d’enfant chez la nounou, femme charmante, mais qu’il fallait chouchouter car elle était indispensable au bon fonctionnement de l’organisation Lilettoise (« ah, ce temps, ah la la ça y est, c’est l’automne, hein ! »), elle gagne donc 10 minutes sur l’emploi du temps de l’année dernière, un record !!! Donc, je reprends, arrivée à la maison, bain pour les deux petits pendant que le grand prend sa douche, que les nouilles cuisent et qu’elle met la table en regardant le courrier et écoutant le répondeur. Les deux petits inondent la salle de bain, le grand inonde l’autre salle de bain, les nouilles accrochent au fond de la casserole, il n’y a que des factures ou de la pub (jamais de lettre d’amour, mais pourquoi donc personne ne m’aime ?), et sur le téléphone, 2 raccrochés (crétins).

Elle arrive enfin à mettre les 3 enfants en pyjama, à les faire asseoir à table (nous passerons sous silence le détail des 6 rappels « à table », la menace de punition, la clique à son dernier fils qui a failli renverser la casserole de nouilles, la bagarre pour les assiettes (moi je veux celle de Babar, non c’est moi, non moi ze l’avait avant, non Mamaaaaaaaannnnnn ! y m’a fait mal, y m’a pris mon assiette…). Commence le repas. Un verre de renversé, et d’un, ah non voilà le deuxième qui tombe sur le pyjama de sa fille, hurlements, il faut aller la changer d’urgence pour qu’elle se calme. Pendant ce temps, le grand a mis la moitié du beurrier dans son assiette (papa y dit que c’est bon la cuisine au beurre – Papa, pour rappel à nos amis lecteurs, est restaurateur, donc IL SAIT), le petit a fait tomber son bol sur le sol, sur son pyjama, et s’amuse à faire de la patouille avec les nouilles qui restent collées à la table (sur laquelle il se pourrait bien qu’il y ait également un reste du miel du petit déj…) (très drôle, on sent des prémisses de dons artistiques, genre poterie-modelage, ou bien de la psychologie appliquée (que sentez-vous, que pensez-vous, touillez vos nouilles et étudiez le fond de votre âme…).

Bref, après un, deux, trois hurlements supplémentaires, Madame Lilette parvient, faisant le trajet entre la cuisine et la table, éponge et torchon à la main, une forte envie de boules Quiès, un verre de rosé pour tenir le choc (elle va finir par devenir alcoolique, à force de se requinquer avec le rosé…), à faire finir le repas à ses enfants (peut-on encore appeler cela un repas ? une orgie, une débauche, rien qui ressemble à un repas chez des gens civilisés…). Puis elle envoie les cadets jouer pendant qu’elle s’attelle aux devoirs avec son aîné. Elle essaye de rester calme, se concentre, répète à son fils 50 fois de s’asseoir correctement, lui fait recommencer sa dictée, est obligée de vérifier les résultats des multiplications avec sa calculette (discrètement, elle a honte, on n’efface pas d’un coup 10 ans de scolarité avec 2 ½ de moyenne en maths…), et arrive finalement à ce que les devoirs soient faits à peu près correctement… Mais à quel prix ? Madame Lilette est maintenant épuisée… mais sa journée n’est pas terminée !

Il lui faut maintenant coucher les 3 monstres, quelques cris pour que les chambres soient rangées (ce soir, tout va bien, mais certains jours, on ne peut pas accéder à la fenêtre en traversant la pièce, tellement il y a de bazar sur le tapis…), course à la salle de bain pour se brosser les dents, vérification du brossage, re-innondation et pyjama à nouveau mouillé pour sa fille (non, non elle ne fait même pas exprès…) et au dodo les enfants, un baiser rapide, veilleuse allumée et portes enfin fermées… Contre tout grand principe d’éducation, Madame Lilette ne lit pas d’histoire à ses enfants le soir : elle prétexte qu’il est trop tard et qu’ils seront fatigués le lendemain, mais, entre vous et moi, c’est surtout parce qu’elle en a… ras-le-bol !!!

Sa soirée commence enfin… Elle peut ranger la salle à manger, la cuisine, le salon, grignoter quelque chose en allumant la télévision, l’éteindre aussitôt parce qu’aucun programme ne lui plait, remplir quelques papiers administratifs en souffrance, passer un ou deux coups de fil… et puis, épuisée, elle va se coucher. Elle lit un peu, puis s’endort en rêvant à un monde où les mamans ont des journées de 48 heures, où les frigos se remplissent tout seuls, où les enfants sont bien élevés, calmes et souriants, où les maris rentrent à 18h30 de leur travail… un monde meilleur… et surtout plus… calme !

Mardi

Même course le matin, sauf qu’en plus il ne faut pas faire de bruit, car le mari de Madame Lilette dort (son seul jour de repos de la semaine). Elle doit donc emmener les 3 enfants, voir plus haut, récit de lundi matin.

Pour le déjeuner, Madame Lilette rentre à la maison où son gentil mari lui a préparé une délicieuse salade, c’est leur déjeuner hebdomadaire en tête-à-tête, et ils en profitent pour discuter de tout et rien, des enfants, de leurs boulots respectifs, des dispositions à prendre pour la maison, ils sont contents de se retrouver, et surtout d’être sans les enfants. C’est bon, le silence.

Ensuite, pendant que Monsieur Lilette fait la sieste, parce que lui travaille, tout de même, il a bien besoin de repos, Madame Lilette s’active un peu. Elle range, nettoie, époussette, lave, étend… alors qu’elle rêve d’un bon bouquin, avachie sur le canapé, les pieds sur la table basse (strictement interdit en présence des enfants !)… la vie d’une Lilette est parfois bien dure…

Mercredi

Mercredi, chez Madame Lilette, ce n’est pas raviolis, mais taxi !

-          9h30 : cours de musique de Mlle C – fin de cours à 10h30 – pendant l’intervalle, Intermarché

-          matinée libre qu’on peut éventuellement occuper par surveillage des devoirs, enfournage de machines, nettoyage de maison, cuisinage, jardinage…

-          14h00 : musique de Mister A

-          14h30 : judo de Mister P – fin de musique de Mister A

-          15h00 : danse de Mlle C

-          15h30 : fin du judo

-          16h00 : fin de la danse

-          16h30 : musique de Mister A

-          18h30 : fin de la musique

Madame Lilette est en général sur les rotules, un peu énervée, beaucoup échevelée, quelque peu irritable, pas très femme fatale, amante torride, maîtresse avide, telle que nos hommes nous désirent (enfin, c’est ce qu’on lit dans les magasines, mais moi je veux bien donner une médaille à celle qui y arrive après une journée pareille !).

Des contraintes de temps nous obligent bien malheureusement et malgré nous à abréger le récit pourtant passionnant de la semaine de Madame Lilette. Sachez cependant en vrac et rapidement qu’elle a eu comme activités pendant ces 7 derniers jours :

Ø       RV orthophoniste pour son fils

Ø       Cours gym – baby-sitter en retard

Ø       Mairie pour travaux – passée 2 fois pour comprendre comment remplir le dossier

Ø       Dépôt vente – Madame Lilette ne veut plus d’enfants et revend tous les vêtements

Ø       RV Ostéopathe pour elle – bonheur pendant ¾ d’heures de se laisser aller sous les doigts doux de son ostéo préféré… dommage qu’il soit si moche et peu sexy…

Ø       Dîner chez des copains – 3 appels de la baby-sitter : Mister P malade a vomi partout. Retour à la maison et lavage des couettes, draps et moquette jusqu’à 2h30 du mat

Ø       Réunion d’école – préparation de la fête d’école, comme toujours les mamans présentes sont les femmes actives qui ont au moins 3 ou 4 enfants… Comme disait je ne sais plus quel chanteur pertinent : « où sont les femmes ??????? »

Ø       Rangement, rangement, rangement du bazar ambiant

Ø       Déjeuner avec une copine – enfin un bol d’air

Ø       RV banque pour l’état psychotique des comptes

Voilà donc un récit rapide… Ceci vous aura je l’espère fait sourire, mais je voudrais surtout que par ces lignes vous me pardonniez, cher lecteur, si parfois je ne vous réponds pas de suite… Je suis « un peu » speed en ce moment, comme vous avez pu vous en apercevoir ! Enfin, je suis « un peu » speed un peu tout le temps…

Cependant, Madame Lilette ne refuse pas l’idée, la caresse même, de pouvoir intégrer dans son emploi du temps quelques heures passées devant son ordinateur, à écrire tous les textes qu’elle a dans la tête, quelques autres heures à lire tous les livres qui l’attendent, et on n’en est plus à ça près, quelques heures supplémentaires pour noter tout ça sur son tout nouveau blog, son dernier bébé, son bonheur actuel, bref, toutes activités hautement intellectuelles qui lui permettraient peut-être d’affronter avec encore plus de grandeur d’âme sa pauvre condition de femme…

Mes folles journées ne m’empêchent pas d’avoir une petite pensée pour vous tous qui me lisez…

A bientôt !

Lilette, alias Liliba…

Une question : mon papa que j’aime vient de découvrir mon blog, trouve que j’écris bien, et tout et tout, et me dit « ah ma chérie, il faut absolument que tu écrives plus, tu dois t’y mettre, faire un livre ou un recueil, essayer de publier… »

Cher papa : ok, super, bonne idée, j’en rêve, d’écrire plus et de publier, mais… que dois-je faire de mes enfants, mon mari, ma maison, mon boulot, mes amis, ma vie ???????????

Il est 23h39, le salon est en vrac, chouchou d’amour dort depuis bien longtemps (« ton blog, ton amant »), je suis encore devant mon ordi, et pourrait y rester plus, si ce n’est que demain… c’est mercredi…